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vendredi 10 décembre 2010

 La facture du « triple play » à la hausse

Le prix des "triple play"-téléphone fixe illimité, internet, et télévision- risquent d'augmenter au premier janvier prochain. Jusque ici ces offres bénéficiées d'une TVA allégée de 5.5% afin d'établir une équité entre les services de télévision payants et les offres de télévision sur internet proposées par les opérateurs dans leur abonnement triple play. Les fournisseurs d'accès internet (FAI) appliqués ce taux sur 50% du prix de l'abonnement et un taux de 19.6% sur l'autre moitié. Désormais le taux de 19.6% sera appliqué à l'ensemble de l'abonnement. Ce changement est apparu suite à une suggestion de la commission européenne d'un réajustement des taux de TVA afin que seulement les utilisateurs de la télévision dans ce type de forfait puissent en bénéficier. Il est vrai qu'aujourd'hui les FAI appliquent ce régime fiscal à tous les abonnés sans distinguer ceux qui utilisent la télévision ou non. La Commission réclamait une répartition 2/3 (19.6%) et 1/3 (5,5%) mais les députés UMP ont compte à eux décidé d'adopter l'article 11 du projet de loi de finances 2011 qui prévoit une augmentation totale à 19.6% du taux de TVA appliquée sur les offres de triple play.


Cette hausse du taux de TVA n'est pas sans importance.
Le grand gagnant de cette augmentation sera l'Etat à qui cette mesure rapportera plus d'un milliard de recettes fiscales dans le budget 2011. Alors que les consommateurs risquent de voir leur facture augmenter de 1,5 à 3 euros. Par effet d’aubaine, l’Etat a donc décidé d’augmenter la TVA pour l’ensemble des consommateurs poussant ainsi les opérateurs à la répercuter sur ces derniers. Le gouvernement a fait le choix d’augmenter ses recettes au détriment du pouvoir d’achat. En effet, une hausse progressive aurait pu conduire l’Etat à prendre sur ses marges et donc il y aurait eu aucune incidence sur le marché. Cette hausse de la TVA va donc conduire à une hausse indéniable de la facture du consommateur, la France qui avait une des connexions les moins chères d'Europe voit donc son historique triple play vivre ses dernières semaines.


Cette hausse des abonnements pourrait alors conduire à la perte de ce prix de référence des trente euros qui permettait de contrôler les opérateurs, et conduire à une segmentation du marché.
 En effet, face à cette perte de repère certains fournisseurs pourraient en profiter pour rajouter d’autres prélèvements. Toutefois le marché à l’accès internet étant très concurrentiel, les tentations inflationnistes sont limitées. Un fournisseur tel que Alice par exemple, ne pourrait augmenter ses prix sous peine de voir ses clients se tourner vers la concurrence. Ce qui est alors à craindre est un mouvement coordonné de tous les opérateurs même s’il est pour l’instant improbable. Et surtout l’augmentation des impôts et cette tendance dirigiste de l’Etat sur les prix pourrait casser la dynamique des télécoms, ce qui nous ramènerait à un marché segmenté où les offres seraient différentes et difficilement comparables. Le risque étant que l’on aille vers un marché qui ressemblerait à la téléphonie mobile où les offres sont totalement incomparables.
                                                                                                                     MAALINE Zahra.

jeudi 9 décembre 2010

La régularisation du marché du travail entre offre et demande

Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 0,2% en septembre pour le deuxième mois consécutif après deux mois de baisse. On compte aujourd’hui 4 200 personnes de plus cherchant du travail.
"Cette hausse limitée n'interrompt pas la tendance à la stabilisation du marché du travail observée depuis plusieurs mois",  "la politique de l'emploi en 2011 sera prioritairement orientée vers l'emploi des seniors", selon la ministre de l’Economie Christine Lagarde.
Le prix Nobel d’économie 2010 a récompensé les Américains Peter Diamond et Dale Mortensen, et le Britannico-Chypriote Christopher Pissarides pour leurs travaux portant sur la difficulté à harmoniser l’offre et la demande, en particulier sur le marché du travail.  Ils ont démontré que "plus les allocations chômage sont importantes, plus le taux de chômage est élevé et la durée de recherche est longue".  On peut en déduire que le prix est le facteur d'ajustement entre l'offre et la demande.                                                                                                                      
Le graphique suivant montre la variation du nombres de demandeurs d'emploi en 2010.  On constate que le nombres de demandeurs d'emploi est en légère hausse.



Le chômage frappe d’abord les plus jeunes : 23,3 % des actifs de 15 à 24 ans. Et cela s'aggrave en temps de crise, en raison de leur inexpérience, mais aussi de leur arrivée dans une période plus difficile où chacun s’accroche à son emploi.  Ce qui explique les stages nombreux et les périodes de précarité (intérim, CDD, etc.). Les jeunes femmes sont maintenant plus touchées (24,7 %) que les jeunes hommes (22 %).

Le marché du travail régule offre et demande et réalise un équilibre automatique et spontané : au prix d'équilibre, toute personne désireuse de travailler trouve un emploi, toute entreprise trouve le nombre de travailleurs qu'elle désire embaucher.
Ce marché est autorégulé, si un déséquilibre apparaît, il disparaîtra de lui même :
        Si l'offre de travail augmente, son prix baissera, les travailleurs supplémentaires désireux de travailler trouveront un emploi car la demande va augmenter.
          Si l'offre de travail diminue, le prix augmentera, des travailleurs supplémentaires seront attirés par des salaires supérieurs, l'équilibre sera retrouvé.
Avant Keynes (économiste et financier anglais), il n'existe qu'une seule analyse du chômage: l'analyse néoclassique. Dans cette analyse, le marché du travail est examiné comme n'importe quel autre marché. Des offreurs de travail (les salariés) rencontrent des demandeurs de travail (les entreprises) et la rencontre des deux forme un prix d'équilibre (le salaire d'équilibre).



La courbe d'offre de travail est décroissante car on suppose que plus le salaire est bas, plus il y a des entreprises qui veulent embaucher. A l'inverse, la courbe de demande est croissante car on suppose que plus le salaire est élevé, plus il y a des travailleurs qui veulent travailler pour ce prix-là. En situation d'équilibre, il n'y a donc jamais de chômage.                                 
Du chômage est créé par la différence entre le niveau du salaire d'équilibre et celui du salaire minimum.                                                                                                                       
 "Augmenter le salaire minimum, c’est augmenter le chômage." de Gary Becke (prix Nobel d'économie)
Par la suite, Keynes a développé l'hypothèse que la demande est le principal facteur déterminant le niveau de la production et par conséquent celui de l'emploi. Il a montré que l’Etat devait intervenir pour soutenir et réguler l’activité économique.

Progrès technique et emploi:
L’introduction de nouvelles machines plus productives a pour conséquence de réduire le nombre d’emplois. De plus, de nouvelles machines sont aussi directement génératrices d’emplois. Ainsi, il faut des travailleurs pour construire ces machines, mais aussi pour les entretenir et les réparer. Cependant, ces nouveaux emplois ne peuvent être suffisants pour compenser les emplois directement détruits.
La plupart des économistes pensent que le progrès technique est créateur d’emplois. En effet, si le progrès technique prend la forme d’une innovation de produit, il permet l’apparition de nouveaux produits plus performants. De nouveaux marchés se créent, générateur de nouveaux emplois. Cela peut entraîner une augmentation de la demande vers de nouveaux produits, et donc de nouveaux emplois.
Enfin, le progrès technique peut être source d’exclusion : ceux ayant perdu leur emploi du fait de l’introduction d’un progrès technique dans leur secteur productif n’ont pas nécessairement les qualifications requises pour postuler aux nouveaux emplois créés. On parle alors de chômage structurel. Ce chômage est le plus souvent de longue durée, et peut même devenir irréversible et donc être source d’exclusion du marché du travail.

On peut conclure que le chômage varie constamment à cause des problèmes de régulation entre l'offre et la demande. De plus, étant donné que le progrès technique va se développer de plus en plus, il va falloir trouver un nouvel équilibre donnant la possibilité aux personnes non qualifiées de trouver un emploi. 
        
                                                                                                                                    A. Peyrucat

lundi 6 décembre 2010


             
                Le marche des produits minceur

L’excès de poids  a toujours été le souci de milliers d’hommes et de femmes et de nos jours le problème d’obésité touche de plus en plus aussi les enfants. Etre obèse ou avoir des kilos en trop représente un handicap pour ces personnes qui sont obligées de vivre avec une masse de graisse stockée dans leurs corps et qui empêche de mener une vie équilibrée et épanouie.


 les champions des produits minceur
Au fil des années, les produits minceurs ne cessent de se développer et les moyens pour se débarrasser de cet excès de graisse ne manque pas. Entre régimes, exercices, produits minceur… les personnes concernées ont de plus en plus de chance de mincir, et les médecins, diététiciens et laboratoires cosmétiques sont de plus en plus actifs dans se domaine et présentent de plus en plus de conseils et moyens. C’est pour cela qu’un marché de produits minceur s’est développé et il existe désormais mille et une méthodes et produits pour se débarrasser de ses kilos en trop et raffermir son corps en toute sureté.
Un Français sur dix est touché par l’obésité, un sur trois est en surpoids. Au total, un tiers de la population cherche à maigrir. Des chiffres impressionnants qui font toutefois quelques heureux : les industriels de la diététique minceur et ses « lobby de laboratoire ». Peu nombreux sur le marché hexagonal, ils se partagent un gâteau estimé à 6 milliards d’euros.

Les substituts de repas et autre produits minceur se sont démocratisés, notamment avec leur apparition sur les linéaires des grandes surfaces, depuis seulement 15 ans. Le marché n’a alors cessé de croitre à un rythme effréné, près de 13% par an. Pourtant, depuis 2005, la croissance n’est plus au rendez-vous.
En effet, selon une enquête de l’Observatoire Cidil de l’harmonie alimentaire, près de deux tiers des femmes souhaitent maigrir. A cette cible historique sont venus s’ajouter les hommes, de plus en plus sensibles aux questions d’apparence… et donc de minceur.
  
 L’évolution des modes de vie (féminisation du travail et sédentarité accrue) ainsi que l’éclairage médiatique plus important des problèmes liés à la nutrition ont renforcé la prise de conscience et la demande de produits spécifiques. En 2005, 66% des consommateurs choisissent régulièrement des produits alimentaires pour des raisons de santé, contre seulement 37% en 200 (selon les chiffres d’une enquête menée par HealthFocus).

les produits light: unes bonne idée marketing
Souvent tenus pour responsables de la propagation de l’obésité, les géants de l’agroalimentaire ainsi que les chaines de fast-foods, modifient désormais leurs recettes, leurs conditionnements et leur
Marketing afin de répondre au mieux à la tendance de consommation actuelle.  Car une chose est sure, notre société voue le culte de la minceur, la chasse aux kilos est devenue obsessionnelle. Toujours prompts à exploiter les nouvelles tendances, les géants de l’agroalimentaire ne ménagent pas leurs efforts pour « aider » les consommateurs à garder la ligne et les industriels rivalisent d’imagination pour concocter des produits « minceur », « ligne », « sans sucres jouté» et autres « 0% ». C’est ainsi une véritable manne, car ces versions « légères » sont souvent plus onéreuses que leurs équivalents standards.

L’un des premiers spots publicitaires sur les produits minceur remonte au début des années 1960. On y voyait une femme particulièrement grosse faisant vaciller un banc ou se trouvait également une jeune fille filiforme dégustant un fromage à 0% de matière grasses. Depuis, Silhouette, Sveltesse, Taillefine ont accompagné les femmes Françaises en quête de minceur. Quarante années de hauts et de bas. Le dernier grand boom date des années 1980, quand les barquettes de beurres allégées, se vendaient comme des petits pains : « il y a quinze ans, le light était uniquement orienté sur la minceur et l’apparence. C’était superficiel », explique Danielle Rapoport, psychosociologue de la consommation.


Trop de sucre, trop de matières grasses, trop de sel. Le nouvel engouement pour les produits allégés repose aujourd’hui non plus uniquement sur la volonté de maigrir, mais aussi sur celle d’être bien dans sa peau et en bonne santé.

Le marché du chocolat

Le Marché Du Chocolat


Le consommateur
Les Français sont de grands consommateurs de chocolats, cette consommation varie en fonction de la période de l'année. Les pics de consommation apparaissent durant la période de Noël et de Pâques.
Le chocolat reste un produit très consommé en France, en moyenne un Français consomme 7kg par an.
La consommation du chocolat dépend aussi des habitudes alimentaires, des conditions climatiques, et de l'environnement économique. De plus,74% des Français disent consommer du chocolat car c'est bon pour le moral et 42% disent qu'il donne de l'énergie. Mais aussi, 22% des Français pensent que le chocolat stimule la mémoire.
Consommer du chocolat est tout simplement un acte lié au plaisir.

L'offre et la demande
Le chocolat se consomme sous différentes formes: liquide, solide ou en poudre. Aujourd'hui le marché du chocolat en France représente 21,6 milliards d'euros, soit 397 000 tonnes.
Les ventes de chocolat, en volume, stagne peut-être pour des raisons diététiques. Alors que les ventes en valeur ont fortement augmentées. Cela est dû à l'augmentation des prix, expliqué par la hausse du cours du cacao.
Même si la consommation en chocolat reste stable et que les prix ont augmenté, tout cela montre que les Français sont prêt à dépenser plus pour satisfaire leur plaisir, une question de bien être.
Le marché des tablettes de chocolat est en expansion, c'est le deuxième plus grand marché derrière la confiserie de chocolat.
L'offre s'est diversifié, des produits nouveaux comme les chocolats craquants, fourrés et on trouve aussi des goûts nouveaux, le consommateur apprécie ses nouveaux produits car pour le consommateur, le chocolat, s'est avant tout se faire plaisir.
A ce jour, le consommateur recherche la qualité et non plus la quantité.



Le marché du chocolat
La filière du chocolat compte une grande diversité de producteurs, présents sur le segment industriel ou artisanal.
Le marché du chocolat est détenu aujourd'hui par quatre grands groupes : Nestlé, Kraftfoods, Cadbury et Lindt qui proposent une multitude de marques et de produit au consommateur.
Le secteur du chocolat doit faire face à certains problèmes comme l'augmentation des prix et le changement de comportement des consommateurs.
Afficher l'image en taille réelleTout d'abord, la hausse du cours de la matière première dû à une insuffisante récolte de cacao, a amené les chocolatiers à puiser dans leur stock, et d'autre part à cause de l’instabilité politique en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, les nouvelles directives européennes nous autorise à remplacer le beurre de cacao par de la graisse végétale, et donc un coût de revient cinq fois inférieur.

Les chocolatiers peuvent comprimer alors leur coût de production, mais même si la tentation est grande, certains préfèrent préserver la qualité et le caractère artisanal.
Cependant les artisans chocolatiers subissent une concurrence des prix et veulent marquer leur différence en précisant que leur chocolat est du pur beurre de cacao. Il est clair que les firmes sont un inconvénient pour les artisans.
Or on constate que la tendance des consommateurs est à la consommation du chocolat haut de gamme, ce qui est plutôt encourageant pour les artisans chocolatiers.




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Le secteur du chocolat est le secteur qui se porte le mieux parmi l'ensemble des secteurs alimentaire. Le chocolat est un produit dont la consommation est très forte en France, en 20 ans la consommation a augmenté de 20%.
Son avenir est à craindre avec les problèmes qu'affrontent les pays producteurs de cacao.

CANTON Laetitia

Prix Nobel d'économie 2010 .

Le prix Nobel d’économie semble une récompense dont seuls sont heureux les économistes.
En effet, on entend plus souvent parler du prix Nobel de la paix ou de littérature. Pourtant, le prix Nobel d’économie à un impact réel sur le monde.

L’académie suédoise des Nobel à remis lundi 11 Octobre 210 le prix en économie.

Ce dernier, appelé « Prix de la Banque de suède en sciences économiques » mais plus connu donc sous le nom de « Prix Nobel d’économie » récompense chaque année une ou plusieurs personnes pour leur contribution exceptionnelle à l’économie.
Le prix Nobel d’économie fut crée en 1968. Il à été décerné pour la première fois en 1969.



Le Prix Nobel.







Le prix Nobel 2010, 39ème édition, a été attribué donc lundi 11 octobre à Peter Diamond (à gauche sur la photo), Dale T. Mortensen (au milieu) et Christopher Pissarides  pour  leurs travaux portant sur la difficulté à harmoniser l’offre et la demande, en particulier sur le marché du travail.

Les travaux des trois lauréats se rejoignent dans le sens ou, dans les modèles qu’ils ont développés, le coût, le temps et les efforts consacrés par les acteurs économiques à échanger sont importants et donc on ne peut s’en passer. 
En effet,  les  lauréats de l’édition 2010 démontrent que : les efforts consacrés par un demandeur d’emploi à  trouver  un travail sont un facteur de production comme un autre, de même que ceux d’une entreprise pour recruter, et plus généralement, de tout acteur économique pour échanger avec un autre agent économique. Tous ces efforts contribuent à l’efficacité collective et stimule l’économie.
Ils démontrent également que le chômage peut permettre aux personnes de trouver un meilleur emploi, la personne à la recherche d’un emploi, prendra son temps pour trouver un travail correspondant à ses qualifications. L’économie en sera donc plus efficace.

La théorie étudiée par les lauréats peut s’appliquer à d’autres marchés autres que celui de l’emploi.  Notamment à tous les marchés de recherche, qui se caractérise par le fait que les acheteurs et les vendeurs ne sont pas directement en contact entre eux.

 « Doté d'une récompense de 10 millions de couronnes suédoises (1,07 million d'euros), ce prix clôt la saison des Nobel. »

Sur la décennie qui vient de s'écouler, les Américains figurent très largement en tête dans cette catégorie de Nobel. Parmi eux, Paul Krugman en 2008 ou Joseph Stiglitz en 2001.




L'un des lauréats les plus célèbres, Milton Friedman, reçoit le chèque accompagnant son Nobel en 1976. "Pour ses exploits dans le domaine de l’analyse de la communication, de l’histoire et de la théorie monétaires et pour sa démonstration de la complexité de la politique de stabilisation."



Maurice Allais,  "pour ses contributions de pionnier à la théorie des marchés et à l’utilisation efficiente des ressources. " Seul français à avoir reçu prix Nobel d’économie français en 1988 (mort le 9 octobre 2010).

Sources :
http://www.larecherche.fr
http://www.latribune.fr
http://www.challenges.fr

NDIAYE Fatou .

vendredi 3 décembre 2010


Un secteur porteur, une stratégie payante

Les fêtes de fin d’année sont l’occasion d’achats en tout genre, de nombreux secteurs de l’industrie profitent de cet événement consumériste pour réaliser d’énormes profits, c’est par exemple le cas d’un des fleurons de l’industrie mondial, l’industrie du jeu vidéo. C’est l’occasion pour nous de revenir sur la fulgurante ascension de ce secteur d’activité, intimement lié au développement des nouvelles technologies, mais aussi de nous attarder sur la stratégie d’expansion, et de placement sur le marché d’une fameuse firme nippone, Nintendo.

Le jeu vidéo a 40 ans, en 2010 ce segment pèse quasiment 38milliars d’euros dans le monde. L’évolution des jeux vidéos, mais aussi  de leurs supports (consoles, ordinateurs) suit l’évolution des nouvelles technologies. Au-delà des améliorations de l’interface, l'évolution des capacités des ordinateurs et des consoles, des techniques de programmation, de domaines comme l'intelligence artificielle, la simulation en temps réel de phénomènes physiques, … ont permis une évolution des jeux vidéo vers une complexification de l'univers et du scénario.
Nous sommes passé de jeux comme Pong, à des jeux en 3D aux graphismes et à la réalisation époustouflante, et cela en trois décennies, ce qui souligne la rapide évolution de cette industrie.

 
 Pong

Malgré une légère stagnation du marché lors de ces dernières années imputable au fait que les segments des équipements entrent dans une phase de transition vers une nouvelle génération de machines, c’est-à-dire en attendant le remplacement des actuelles Wii, Xbox 360 ou encore PS,  le marché des jeux vidéos devrait à nouveau enregistrer une hausse significative d’ici 2012.

 Estimation du chiffres s’affaires du marché du jeu vidéo en milliards d’euro

Le secteur du jeu vidéo ne serait pas ce qu’il est sans certains acteurs majeurs dans le segment du développement, mais aussi dans celui de la conception et de la diffusion des consoles. Nintendo est l’un d’entre eux. L’entreprise est présente depuis le début des années 80 sur le marché, popularisée par des consoles comme la NES, la super Nintendo ou la Game boy. Elle a su également établir sa notoriété, grâce à de nombreuses franchises de jeux vidéo qui l’ont rendu célèbre de part le monde à cette époque, tels  Mario, Donkey Kong ou encore Zelda. C’est avec ces produits, que Nintendo atteint son apogée, entre 1985 et 1994.



Cependant, la fin des années 90 et le début des années 2000, marque la perte de vitesse de la firme japonaise, ne souffrant que trop de la concurrence avec Sony, et le succès des consoles PlayStation et ps2. Nintendo ne survit que grâce au succès de la game boy qui reste le leader incontesté sur le marché des consoles portables.
En 2005, Nintendo adopte une nouvelle stratégie, en visant un public non joueur, et en se consacrant uniquement sur l’aspect jeux vidéo,  alors que ses concurrents, tentent d’imposer leurs consoles comme les plateformes multimédia de demain. Pendant que Sonny tente de faire de sa ps3 un lecteur dvd haute définition, ou que Microsoft  ambitionne de faire de sa Xbox 360 un media-center grâce au Xbox live permettant de se connecter à internet, Nintendo avec la wii et la Nintendo DS se consacre à l’aspect vidéo ludique, et à l’interactivité entre joueurs. La Wii en particulier, grâce à son gameplay  faisant appel au détecteur de mouvement, se démarque très nettement de ses concurrents. Cette particularité innovante associée à l’exclusivité des jeux Nintendo participe à son succès commercial. Ce placement particulier sur le marché, lui a permit d’attirer un publique plus large et plus varié que ses concurrentes,  notamment un publique familial, et des personnes plus âgées que les joueurs traditionnels. La Wii permet de trancher avec une certaine idée reçue en matière de jeux vidéo, celle que le gammer reste cloitré chez lui amorphe devant sa console, avec la Wii le joueur bouge, se dépense et interagi avec  son entourage à travers l’omniprésence du multijoueur. Le prix de la Wii par rapport à ses concurrentes joue également en sa faveur, son prix de lancement était de 249 euros contre 499 pour la Ps3 et 299 pour la Xbox 360. Malgré le fait que ses concurrents, Microsoft avec sa kinect, ou  Sonny  avec sa ps3 move tentent de concurrencer le segment particulier de la Wii en intégrant des technologies de capteur de mouvement à leur console pour rivaliser avec la firme japonaise, Nintendo reste clairement identifié comme le leader en terme de vente de console de salon dans le monde.

Vente total de console depuis leurs sorties

Le marché du jeu vidéo est particulièrement porteur, et bénéficie de prévision de croissance important pour les années futures. Pour rester leader, dans le domaine des ventes de consoles de salons à l’échelle mondiale, secteur qui se renouvelle perpétuellement Nintendo devra allier efficience technologique et innovation, le même cocktail qui lui a permit de s’imposer via la Wii et la Nintendo DS, tout en restant compétitif en terme de prix et en s’appuyant sur sa principale force, les série de jeux vidéos qui l’ont rendu célèbre dans le monde entier.

Robin Boada

jeudi 2 décembre 2010

SMIC et emploi



Le salaire minimum interprofessionnel  de croissance  (SMIC) est le salaire minimum horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié en France. Le SMIC permet donc aux travailleurs dont les salaires sont les plus faibles de toucher un minimum de rémunération. Le SMIC horaire brut est actuellement de 8,86 €  soit environ 1343,77 € brut mensuel sur une base de 35 heures hebdomadaire. Ce montant est revalorisé chaque début d’année en fonction de l’inflation notamment.

 L’objectif est d’assurer aux salariés les plus modestes un pouvoir d’achat convenable. L’idée est que si on augmente les revenus, la consommation devrait suivre. Donc globalement la demande augmenterait et donc pour répondre à cette augmentation, on devrait produire plus et donc embaucher. Il s’agit la de la vision Keynésienne. En maintenant un niveau de revenu correct, on garantie la consommation. De ce point de vue une hausse du SMIC pourrait avoir des effets positifs sur la réduction du chômage. Mais, il a surtout un rôle social. Il permet d’éviter le « phénomène du travailleur pauvre » que l’on peut trouver aux Etats-Unis par exemple. En France, si l’on a un travail on est assuré d’avoir un minimum de revenu pour pouvoir vivre décemment. On a de quoi payer les biens de premières nécessité tel que la nourriture, le loyer, l’eau, l’électricité,… C’est en quelque sorte un moyen de lutte contre la pauvreté. Il permet une meilleure redistribution des richesses. C’est un moyen de justice sociale.

Il est cependant critiqué par les libéraux notamment qui voit en lui une des causes du chômage. Selon cette théorie il faut laisser le marché du travail s’ajuster tout seul comme pour tout autre marché. L’offre et la demande vont se rencontrer en un point d’équilibre : le salaire d’équilibre. C’est le salaire auquel l’employeur est prêt à embaucher et le salarié prêt à travailler. 



Le SMIC empêche ce mécanisme. Il fixe un salaire en dessous duquel on ne peut descendre. C’est ce que l’on appelle prix planché. Le salaire minimum est actuellement au dessus du salaire d’équilibre. Le salaire d’équilibre ne peut pas être atteint. On a donc une demande plus importante que l’offre. Il y a plus de personnes qui souhaitent travailler que d’entreprises qui veulent embaucher. Il y a un « rationnement » du travail, c'est-à-dire il y a du chômage. 


Le Smic serait donc un frein au plein emploi. L’OCDE recommande ainsi à la France de limiter la croissance du SMIC au seul maintien du pouvoir d’achat. L’INSEE avait d’ailleurs estimé en 2000 qu’une augmentation du SMIC de 10% détruirait environ 290 000 emplois à long terme. 

Alors entre vision Keynésienne et vision libérale, le SMIC n’a pas du tout le même effet. 

Actuellement le gouvernement semble plus sur l’idée de l’OCDE de limiter le SMIC au seul maintien du pouvoir d’achat. Il est pour l’instant plus vu comme frein que moteur pour l’emploi.  Mais là encore, les avis divergent et aux prochaines élections une hausse du SMIC sera surement proposée. 

Alors entre minimum social et cout trop élevé pour les entreprises, il faudra trouver un juste milieu pour contenter tout le monde.


IRIARTE M.

dimanche 28 novembre 2010

L'envolé des prix de l'immobilier à Paris

  Selon la chambre des notaires d'Ile-de-France, le nombre de transaction dans l'immobilier augmente malgré les prix élevés. En effet au troisième semestre, à Paris, le mètre carré se vendait en moyenne à 7 000€ soit une hausse de 14% en 1 an.
Infographie La Tribune-photo : Reuters

La faiblesse des taux d’intérêt dope les ventes

  En volume, le nombre des transactions (neuf et ancien) a progressé de 23% au troisième trimestre par rapport à la même période de 2009. Il a retrouvé le niveau moyen (185.000 par an) observé, de 1999 à 2007, avant la crise.
   Concernant les transactions, le nombre de ventes de logements anciens en Ile-de-France sur la période de juin à août 2010 s'élève à 46.100 unités. Il s'inscrit en hausse de 33% par rapport à la même période de 2009.Sur l'ensemble de l'Ile-de-France, la hausse du nombre de ventes est de 30% pour les appartements et de 38% pour les maisons.
  Le marché parisien est dynamique, mais souffre d’un faible volume d’offres. Les prix augmentent donc naturellement face à une demande encouragée par la faiblesse des taux d’intérêt, un contexte  favorable au logement, en dépit de la disparition des achats d’anticipation, avant la disparition ou la modification de certaines mesures financières et fiscales.
  En position de force, les vendeurs peuvent réaliser de belles affaires mais les acheteurs sont exigeants et cherchent des biens de qualité, bien situés et en bon état.
  La demande de logements bénéficie d'un double coup de pouce qui ne va pas durer : des taux de crédit aux logements historiquement bas et un effet valeur refuge car l'épargne est faiblement rémunérée et les marchés financiers restent très volatils.

  Les notaires pronostiquent une hausse de 50% dans les cinq ans qui viennent. Du moment que les taux d'intérêt restent relativement faible, les prix continueront d'augmenter.Mais, on peut s'attendre à un certain essoufflement du marché puisque la capacité financière des acheteurs  n'est pas sans limite. La hausse des revenus n’a pas été aussi rapide, même dans les territoires les mieux placés pour connaître une forte hausse de leur PIB et du revenu disponible des ménages.




  La tension du marché du logement et de territoires sensibles est ainsi du fait de leur attractivité socio-économique. Il y a avant tout une insuffisance de la construction et ce qui provoque une hausse des prix et une survalorisation du patrimoine.






                                                                                                                       R Lagnet
 

jeudi 11 novembre 2010

L'augmentation du prix de la cigarette.

En 2010, près d'un adulte sur trois fume quotidiennement ou de manière occasionnelle en France. Soit environ 15 millions de personnes, âgées de 15 à 75 ans.
Les hommes fument plus que les femmes même si le nombre de femme qui fume est en train d’augmenter. Cependant certaines CSP (catégorie socio professionnelle) sont plus ou moins touchées, les chômeurs sont 50% à fumer.
En cinq ans, le pourcentage de fumeurs quotidiens à ainsi augmenté de 2 points, pour atteindre 28,7% de la population, tandis que les fumeurs occasionnels se maintiennent à 4,7%.
La plupart des gens qui fument sont dépendants. En effet, le tabac provoque une des dépendances les plus fortes parmi toutes les drogues ( seule l’héroïne en crée une significativement plus élevée). Les consommateurs fument en moyenne 13,9 cigarettes par jour.





 Le tabac est considéré comme nocif. C’est le responsable de 90-95% des cancers du poumon. Il diminue aussi l’espérance de vie.

C’est ainsi que le gouvernement  met en place des mesures pour essayer de réduire la consommation de tabac :
- Loi Veil en 1976 et Loi Evin en 1991 (interdiction de fumer dans les lieux affectés à un usage collectif, ainsi que dans les lieux collectifs de transport)
- Aide financière qui permet de s’acheter des produits de sevrage. Cette aide était de 50 euros, elle  vient de passer à 150 euros par personne et par an.
- Des images choc seront obligatoire au dos de tous les paquets de cigarettes courant avril 2011
-L’augmentation du prix de la cigarette ( voir évolution du marché de la cigarette en France)


L’évolution du prix de la cigarette s’est faite régulièrement avec souvent des taux d’augmentations équivalents sauf en 2003 ou il y a eu une augmentation de 42 % du prix.
Les français fument moins mais un tout petit peu moins.
La dernière  hausse a eu lieu lundi 8 novembre 2010 elle s’élève à 6% comme ce fut le cas en 2009.
Cette hausse est d’environ 30 cents, le prix des paquets de cigarettes varie entre 5,10 euros et 5,90 pour les plus chères, reparti de ma manière suivante :
-24 cents pour l’état (caisse de la sécurité sociale)
-3,5 cents pour les fabricants
-2,5 cents pour les buralistes

Ces augmentations ont-elles un impact sur le comportement des consommateurs ?


Vérifions d’abord cella grâce au calcul de l’élasticité prix  demande de cigarette :

Chiffres par rapport au graphique évolution du marché de la cigarette en France.
Pour 2006-2007 : ((55,7-56,6)/56,6) / ((5,30-5)/5) =-0,26
 Pour 2001-2006 :((81,4-84,5)/84,6) / ((3,60-3,35)/3,35)=-0,5

Si -1<ep<0, alors la demande est dite inélastique ou faiblement élastique. Dans cette hypothèse, la réaction de la demande est moins que proportionnelle à la variation du prix qui exerce donc une influence relativement faible sur  le niveau  de la demande.
La cigarette est un produit dont les gens ont du mal à se passer tout comme l’essence.
L’élasticité prix  de la demande de Tabac est plus forte chez les jeunes que chez les adultes, car les ressources des jeunes sont moins élevées que celle des adultes.

Les ventes de cigarettes déclinent en France passant de 97,1 milliards d’unité en 1991 à 53,6 milliards pour l’année 2008. Cependant en réponse à ces augmentation des prix, les ventes de tabac,  à rouler, à pipe augmentent puisque ce type de consommation est meilleur marché pour le consommateur. Cette baisse de consommation affectera le chiffre d’affaires des industries de tabac de manière positive, leur chiffre d’affaires est passé de 13,09 à 15,25 milliards.

L’augmentation du prix de la cigarette relance les achats  en dehors du réseau officiel, les saisies douanières sont en constante augmentation depuis 1999 avec 194 tonnes contre 205 tonnes pour 2008.,
Les consommateurs peuvent aussi faire le choix d’acheter leur cigarettes  dans les pays transfrontaliers ( Belgique, Espagne, Allemagne) ou le prix reste inférieur. Ce sont les buralistes situés dans les départements près des frontières les plus touchés par l’augmentation du prix des cigarettes.

Conclusion :

Cette dernière hausse ainsi que la plupart des autres sont considérés comme modéré et raisonnable dans le but de ne pas déstabiliser cette activité.
Pour vraiment réduire la consommation de tabac il faudrait une augmentation plus importante c’est-à-dire au tour de 10%. À l’heure actuelle les hausses sont insuffisantes pour dissuader le consommateur.

                                                                                                        B.Perrone