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lundi 10 février 2014

Apple, le jardin d'Eden

Le géant Apple


bNous sommes en 1976, en Californie, deux jeunes ingénieurs, Steve Wozniak (26ans) et Steve Jobs (21ans) viennent de créer Apple et de mettre sur le marché le premier Apple du nom qui se vend grâce aux bouches à oreilles. Les deux amis travaillent alors dans le garage de la famille Jobs. Ils sont également assistés par un troisième "geek" Ronald Gerald Wayne. Collègue de Steve Jobs, il rejoint Apple à la demande de ce dernier pour trancher les litiges entre Jobs et Wozniak. A ce titre, il perçoit 10% du capital de l'entreprise. 10% qu'il revend deux semaines plus tard, ne croyant pas au potentiel de la marque à la pomme, contre 800$...

Ajourd'hui, Apple c'est un chiffre d'affaire de 65,22 milliards de dollars pour un résultat net de 14 milliards de dollars en 2010. Le siège social est resté en Californie, toujours sous la direction de Steve Jobs. Mais l'activité d'Apple s'est élargie dans des secteurs comme les baladeurs numériques ou les téléphones mobiles. La société compte plus de 45 000 employés. La puissance et l'influence de la firme sont indéniables, à tel point que l'on parle de "culture Apple".

De par ce rayonnement, Apple suscite bien des interrogations et des anecdotes, à commencer par son logo. Les origines de cette célèbre pomme sont encore floues et n'en finissent pas d'alimenter la légende.

Selon certains, les deux inventeurs se nourrissaient essentiellement de pommes, par manque d'argent. Pour d'autres le logo serait un hommage à Alan Turing, mathématicien brillant condamné à la castration chimique à cause de son homosexualité et qui se serait suicidé en croquant une pomme imbibé de cyanure. Cette pomme pourrait également provenir de la pochette d'un album des Beattles. La version officielle est néanmoins bien moins burlesque. Alors que Steve Jobs devait déposer un nom pour leur entreprise, Wozniak était tout simplement en train de manger une pomme. N'ayant d'autres idées, Apple fut choisi.



Pour devenir ce géant, Apple a du sans cesse innover et créer de nouveaux besoins chez le consommateur. Se faisant, à l'aide de ces innovations, et en accord avec l'analyse microéconomique d'un monopole sur le long terme, Apple se retrouve dans un premier temps dans une situation de monopole, puis suscitant les convoitises, l'entreprise gère la concurrence.

I- Comment Apple crée des situations de monopole, génératrices de profits importants et gère par la suite la concurrence

On a tous en tête ces shows à l’américaine commandité par Steve Jobs où, devant un immense écran bourré de statistiques en tout genre et devant une foule en délire, il brandit le dernier bijou révolutionnaire signé Apple.



Ainsi l'iPod, lancé en 2001 et se renouvelant sous plusieurs modèles, représente ce quasi-monopole d'Apple. Sorti dans un secteur où aucune marque n'arrive à faire son trou (Creative, Sony...), l'iPod parvient à se faire une place au soleil avec des ventes impressionnantes : dès 2004, aux Etats-Unis, Apple dominait le marché des baladeurs numériques avec 70% des parts de marché. En Europe, en 2007, l'Apple représentait 27% des parts de marché. Au niveau mondial, en 2005, des estimations font état d'une suprématie incontestable avec 25% des parts de marché, loin devant Creative et iRiver. Cet attrait des consommateurs pour les baladeurs numériques, de nombreuses autres entreprises ont voulu s'y engouffrer. Sans succès, tant l'hégémonie de l'iPod est irréfutable. Comme l'en témoigne la déclaration de Eli Harari, quelque peu désabusé, directeur de SanDisk, actuel deuxième sur le marché, mais très loin derrière Apple : "On ne peut pas déloger l'iPod". Ce quasi monopole est vivement contesté, notamment par les entreprises de lecteur multimédia. En effet, l'iPod fonctionne exclusivement avec la plateforme de lecteur iTunes.

Au niveau de l'iPhone, sorti en 2007, la situation est ressemblante bien que moins marqué. Innovant dans le marché des smartphones, l'iPhone a connu d'excellents résultats avec environ 14 millions d'unités vendues à travers le monde en 2009. Mais sur ce marché des mobiles, Apple doit faire face à une importante concurrence. En 2010, en valeur, Apple finit deuxième (20,6%) derrière Samsung (28,8%). En volume, soit au niveau des unités écoulées, Apple se situe à la cinquième place. Ceci est expliqué par la commercialisation d'un seul modèle pour Apple contre des multitudes de modèles pour Nokia, Samsung... La aussi, la place importante d'Apple sur le marché des téléphones mobiles a été pointée du doigt et jalousée. Pour preuve, en 2008, le contrat d'exclusivité qui liait l'iPhone et Orange a été rompu suite à une plainte de Bouygues Télécom, permettant ainsi à tous les opérateurs de vendre lobrement l'iPhone.

II- Avec la sortie relativement récente de l'iPad, Apple est-il dans une situation monopolistique sur le marché des tablettes ?

Sur ce marché des tablettes, c'est le Kindle qui est apparu en premier, en 2007. Ce livre électronique, tout comme l'iPad permet de se connecter à Internet, de lire des livres, journaux, magasines... 
Mais depuis la sortie de l'iPad en avril dernier, le directeur d'Amazon (Kindle) doit avoir des sueurs froides. Et les premiers chiffres ne sont pas pour le rassurer. En juin, 80 jours après sa sortie, Apple annonçait avoir écoulé 3 millions d'iPad. Dans le même temps, les utilisateurs de Kindle sont de moins en moins nombreux, comme le souligne le graphique suivant :



L'iPad et Apple semblent donc en bonne position pour dominer ce marché mais devra cependant se méfier des nouveaux entrants sur le marché. Et à ce petit jeu là, la Galaxy Tab de Samsung semble bien armé pour rivaliser avec son meilleur ennemi avec, déjà, un millions de tablettes vendus depuis fin octobre.



Roumega Etienne


L'Histoire de Coca Cola

"THE COCA COLA COMPANY"

Le Coca-Cola est aujourd'hui la boisson la plus consommée dans le monde après l'eau. Le groupe "Coca-Cola Company" est présent sur les cinq continents. Il est un acteur économique majeur dans plus de 200 pays, et représente plus de 28 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel.
Comment est née cette industrie ? Quelles ont été les stratégies de développement pour arriver à ce niveau actuel d'activité ? C'est ce que nous allons découvrir tout au long de cet article.

I) La naissance d'un géant

Coca-Cola est né dans l'Etat de Georgie aux Etats-Unis en 1886. Un pharmacien (John Styth Pemberton) a inventé du vin de coca sous le nom de "traitement pour des désordres nerveux, des perturbations de la tuyauterie interne et de l'impuissance". Cette boisson révolutionnaire est commercialisée le 8 mai 1886 à Atlanta en pleine période de prohibition. Son succès est immédiat auprès des habitants, et l'idée du nom viendra du comptable de la pharmacie Frank M. Robinson qui la baptisera "Coca-Cola".
La formule secrète est vendue en 1888 à l'homme d'affaires Asa G. Sandler pour 2 300 $. Il devient le seul détenteur de la composition et fonde "The Coca-Cola Company" en 1892
La boisson a subi plusieurs modifications depuis sa naissance. Il faut savoir que en 1886 un verre de Coca-Cola contenait 9 milligrammes de cocaïne. Après plusieurs contrôles, il s'avère que l'on trouvait encore de la cocaïne après 1929.

II) La période Woodruff

Le successeur de Asa G. Sandler, Robert Woodruf s'emploiera à faire connaître la marque dans le monde entier. Ce génie du marketing eut l'idée de faire des partenariats avec des grands évènements sportifs. Ainsi en 1928, Coca-Cola devient la boisson officielle des Jeux Olympiques d'Amsterdam. Et depuis 1978 il est le parrain de la Coupe du Monde de Football jusqu'à au moins 2022.

Le partenariat est poussé tellement loin qu'aux Jeux Olympiques d'Athènes, en août 2004, les 39 sponsors officiels des jeux (dont Coca-Cola, McDonald's, Visa) obtiennent, contre près de 800 millions d'euros, l'exclusivité absolue de leurs produits sur le site. Il est donc interdit aux spectateurs d'entrer dans l'enceinte des jeux avec une bouteille d'eau, de boisson ou une gourde montrant le logo d'un concurrent, à moins d'en retirer l'étiquette. L'eau minérale grecque de marque Avra, propriété du groupe Coca-Cola, y est vendue.

En 1931, Coca Cola réalise un coup de publicité énorme en popularisant l'image du Père Noël. La publicité représentait Santa-Claus (le père Noël) buvant du Coca-Cola afin d'inciter les consommateurs à boire en plein hiver. Cette représentation est restée dans les têtes et l'image du Père Noël que nous avons aujourd'hui est celle dessinée par Haddon Sundblom, dessinateur de Coca-Cola.











La stratégie de Robert Woodruff s'est donc axée sur trois principaux piliers :
              - La distribution : L'entreprise a implanté des usines d'embouteillages dans chaque grande ville. Elle a également effectué des études statistiques très pointues afin d'évaluer les endroits où la foule était la plus dense. Le but affiché était «Etre à portée de main du désir».
              - La communication : Outre l'utilisation du Père Noël, sous l'ère Woodruff la marque a révolutionné sa méthode de communication. Aux slogans agressifs succèdent des images douces suggérant la détente. La campagne de communication la plus importante fut néanmoins celle qui permit de sponsoriser les Jeux Olympiques d'Amsterdam en 1928.
              - L'international : Durant la seconde Guerre Mondiale, Coca-Cola est déclarée fourniture de guerre. Woodruf a donc fait en sorte que « chaque homme en uniforme reçoive une bouteille de Coca-Cola pour 5 cents, où qu’il soit et quel qu’en soit le coût pour l’entreprise ».
Bilan, cinq milliards de bouteilles sont distribuées pendant le conflit. A la fin de la Guerre le monde entier connaît Coca-Cola.

III) De la seconde moitié du XIX me siècle à nos jours


Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, l'Amérique rentre dans une période très faste et les américains découvrent la société de consommation. L'entreprise Coca-Cola a donc su se diversifier, et lancer de nouveaux produits pour pouvoir répondre à une demande de plus en plus croissante. La marque décide d'acheter une entreprise qui produit des jus de fruit. Minute Maid rejoint la Coca-Cola Company. Développant de plus en plus sa publicité présentant son produit comme un moyen de donner du bonheur aux gens, Coca-Cola fut désignée par la Chine comme l’unique entreprise autorisée à vendre des packs de boissons fraîches sur son territoire en 1978.

Mais la plus grande innovation qui permit de répondre à un plus grand nombre de consommateurs fut le lancement de la gamme Coca Light en 1988. Ce lancement a permis de faire taire les critiques concernant les risques d'obésité dus à une trop grande consommation de Coca-Cola. Le groupe a su montrer qu'il se souciait de la santé des consommateurs et la branche diététique a remporté un franc succès. En 2006 lancement de Coca-Cola zéro, c'est à dire le même goût qu'un Coca Cola mais sans sucre. C'est un pari osé pour le groupe, mais les consommateurs ont aimé l'idée et depuis Coca Cola zéro est aussi présent dans les rayons que son homologue.

Sa croissance s'est accentuée jusqu'à nos jours. L'entreprise a su se protéger de la concurrence à grands renforts de brevets et de secret autour de sa formule. Par exemple sa fameuse bouteille à contours a été breveté deux fois depuis sa création pour être protégée de la copie.


Chaque jour, 1,5 milliard de bouteilles sont vendues dans le monde. Présente dans plus de 200 pays la firme Coca Cola représente bien plus qu'une boisson mais bien un mode de vie. Aux quatre coins du Globe on peut boire un Coca-Cola, et même dans l'univers car elle est la première boisson à être allée dans l'espace (à part l'eau).

Sources :  
 http://www.cocacolaweb.fr/
www.latribune.fr

 Paul Beuste

Le duopole Airbus/Boeing




Faisant partie des secteurs considérés comme stratégiques (entre autres les réseaux, l’énergie, la pharmacie), le marché de l’aviation civile devrait représenter d’ici environ une vingtaine d’années plus de 3000 Md$ de chiffre d’affaire pour environ 28600 avions. Les commandes cumulés d’airbus et de Boeing sont ainsi estimées a 550 Md$. Dans ce contexte, on peut donc se douter que la situation de forte compétitivité dans laquelle se trouvent les deux constructeurs est encore accrue par leur situation de duopole : il n'y a plus que deux grands constructeurs dans le monde.
Super JUMBO VS B747
D’une part on a l’A380, qui représente un projet d’une dimension considérable, et d’autre part on a le Boeing 787 Dreamliner. Notons toutefois que le lancement de ces deux avions a était très lourds sur les deux constructeurs. Contrairement à Airbus qui ne rencontre pas de difficultés de conception pour ses avions (juste des problèmes d'industrialisation), le B787 a des problèmes dans ces deux domaines. Alors que 109 livraisons de l'avion étaient prévues en 2009, le constructeur s’est montrer incapable de respecter cette échéance…bref, dans notre analyse nous allons  mettre l’accent sur cet oligopole et son fonctionnement, les possibilités des deux géants pour s’accaparer de nouvelles parts de marchés.
  •   Tous les aéroports ne sont pas prêts pour recevoir un super jumbo, certains nécessitant des modifications de leur infrastructure
  •  On remarque ainsi une tendance vers les voyages sans escales « point-to-point »
  • Les voyages « hub-to-hub » baissent sans cesse « c'est-à-dire avec escale »
  •  Le B 787 n’est pas en concurrence direct avec le super Jumbo dans la mesure où le B 787 compte entre 400 et 500 place face au A 380 qui compte lui 555 sièges, le B 787 serait donc amené à devenir un marché de niche important.
Théorie des Jeux

 McKinsey&Company


Boeing devrait-il développer un Super Jumbo ? Financièrement selon beaucoup d’expert il serait plus avantageux de mettre l’accent sur des avions de petite taille pouvant faire de longues distances.
En ne répondant pas a la création d’un super Jumbo, Boeing ne fera ni gain, ni perte. Donc il serait préférable pour Boeing de ne pas suivre la route au risque de perdre.
Enjeux et tendances
Apres avoir occupé la première place dans le marché de l’aviation civile pendant des décennies, Boeing est détrôné par le constructeur Airbus qui a réussit à vendre pour la première fois plus d’avion que son concurrent en 2002. Les experts industriels reconnaissent désormais à sa gamme de produits une qualité technologique et d'innovation supérieure à celle de son concurrent américain, dont certains modèles sont aujourd'hui dépassés. À titre d'exemple, le Boeing 737 utilise encore des composants conçus dans les années 50.

  • L’environnement et l’écologie
Pour les quinze prochaines années les constructeurs ont pour objectif de réduire de 18 décibels le niveau sonores des avions de lignes. De plus, les aéroports vont allouer aux transporteurs un quota de bruits et déjà les avions les plus bruyants sont soumis à un couvre- feu.
  • L'optimisation des coûts et des délais

L’idée d’optimisation et de réduction des couts et délais est nouvelle dans l’aéronautique car jadis, les services de l’aéronautique étaient plus demandés par les militaires qui s’intéressaient plus aux critères qualitatifs qu’au prix car l’Etat était le plus souvent prêt à débloquer les fonds nécessaires, surtout en période de conflit !

  •  Innovations et nouvelle technologie
Face à la taille et à la complexité des appareils, les pistes en matière d'innovation sont nombreuses pour l'industrie aéronautique, les principales pistes sont dans ce qui concerne la navigation la sécurité, et la réduction des bruits. Les industrielles de l'aéronautiques consacrent l'équivalent de 15% de leur chiffre d'affaire à la recherche et développement.
Ces principales innovations sont:
- Des technologies de guidage plus sophistiquées qui permettront d'améliorer la profitabilité des compagnies aériennes.
- Nouveau carburants? Un avion peut il voler a l'électricité? Avec la baisse des réserves de pétrole certains constructeurs réfléchissent au problème, par exemple Boeing a annoncé qu'il s'apprêtait à développer un avion alimenté en énergie électrique.
Chiffres importants
Commandes nettes


Courbes des livraisons
Courbes des ventes
 

Nous ne doutons pas du poids de la chine dans l’économie mondiale, c’est la raison pour laquelle il est important de se poser des questions concernant l’arrivée
des C919 chinois qui sont des moyens-courriers entre 160 et 190 …
Notons toutefois que le C919 s’est vendu au salon de Zhuhai à 100 exemplaires donc aurait plutôt du succès.

BA A. Aziz

vendredi 10 décembre 2010

L’OPEP, Cartel Pétrolier

L’OPEP, Cartel Pétrolier

Introduction :

Un peu d’histoire…
Pourquoi L’OPEP


Développement :

I-Les réserves pétrolières de L’OPEP
II-Les coûts de productions de L’OPEP
III-La "forte" influence de L’OPEP




Un peu d’histoire…

L’organisation des pays exportateurs du pétrole a vu le jour au milieu de la Guerre Froide, en Septembre 1960, dans le but de « coordonner et unifier les politiques pétrolières des États membres et de déterminer les meilleurs moyens de sauvegarder leurs intérêts, individuellement et collectivement »,lors de la conférence de Bagdad, qui a réunit la plupart des pays riches en pétroles. Un des fondateurs de l’organisation avec le Chah d’Iran et le ministre vénézuélien, Juan Pablo Perez,  proclama « nous sommes en train de faire l’histoire ».
Les pays adhérents à cette organisation sont :
    L’Iran (Créateur de L’OPEP) en 1960
    L’Arabie Saoudite en 1960
    Le Venezuela (Créateur de L’OPEP) en 1960
    L’Irak en 1960
    Le Koweït en 1960
    Le Qatar en 1961
    L’Indonésie en 1962
    La Lybie en 1962
    Les Emirats Arabes Unies en 1971
    L’Algérie en 1969
    Le Nigéria en 1971
    L’Equateur en 1973
    Le Gabon en 1975
    L’Angola en 2007

Certains pays se retirent de l’organisation puis y reviennent. En 2008, les pays adhérents à l’OPEP sont au nombre de 12. Le siège de L’OPEP se trouve en Europe, à Vienne, en Autriche                                                                                                                                           

  
  
 Pourquoi L’OPEP ?

En fait, la définition de cette organisation est la suivante :
    L’organisation des pays exportateurs du pétrole est une organisation intergouvernementale de pays visant à négocier avec les sociétés pétrolières pour tout ce qui touche à la production de pétrole, son prix et les futurs droits de concessions. (Source : www.actu-environnement.com )



En fait, l’organisation de l’OPEP est extrêmement  bien structurée. En effet,  l’OPEP veut tout simplement faire varier l’offre par rapport à la demande mais également la demande par rapport à l’offre.
Dans ce qui va suivre, nous allons nous intérésser à plusieurs paramètres spécifiques que l’OPEP possède, puis nous allons voir ce qui peut différencier L’OPEP et les NOPEP (pays non adhérents à l’OPEP)

I-Les réserves pétrolières de L’OPEP

L’organisation des pays exportateurs du pétrole détient 77% des ressources de pétrole trouvées dans le monde.
Il existe trois définitions de réserves , ou trois catégories. La premiere sont les réserves prouvées , la seconde sont les réserves probables et les réserves possibles.
L'OPEP posséde donc 77% des réserves prouvées mondiales.  Prenons quelque exemple, l'Arabie Sadouite posséde de "longues  réserves"  de pétroles. Elle a plus de soixante-cinq ans de stocks de pétroles encore.. ce qui est énorme. Les plus grandes réserves pétrolieres sont présentes dans les Emirats Arabes Unis avec plus de cent ans de réserves pétrolieres...
Il est important de prendre en compte dans les réserves pétrolieres de l'OPEP, le terme connu sous le nom de peak oil ( Pic pétrolier ) qui est, en fait le sommet de la courbe de production d'un puit, d'un champ pétrolier ou d'une région de production. Ce mot désigne en fait le moment où la production mondiale de pétrole commence à rester constante pour finir par diminuer. On pourra donc parler de l'épuisement du pétrole. La Chine et la Russie sont déjà dans la régréssion de la courbe et leurs réserves petrolieres diminuent dangereusement. Les réserves de la Chine et de la Russie sont respectivement de 21 ans et 12 ans . De plus la superpuissance americaine posséde plus que 12 ans de productions et la Norvége posséde seulement 9 ans de production pétrolieres..
« Si l'on intègre les pétroles non conventionnels, le tableau est moins contrasté », souligne Frédéric Lasserre, responsable de la recherche sur les matières premières à la Société générale. Le Canada produit 1,5 million de barils par jour à partir des sables bitumineux de l'Alberta. Il s'agit d'un pétrole solide pris dans la terre, que l'on brasse avec de la vapeur d?eau. « Aujourd'hui, il est marginal mais, dans une trentaine d'années, ce pétrole prendra une part importante du marché », assure Frédéric Lasserre.



II- Les coûts de productions de L'OPEP


Il n'est pas très difficile de comprendre comment l'OPEP arrive à avoir des couts de production aussi bas. Selon Moncef Kaabi, "Quand les Saoudiens creusent pour chercher de l'eau, ils trouvent du pétrole...". C'est parce que la production de pétrole de l'OPEP est très grande que les coûts de production de celle-ci sont les moins chères du monde.
En effet, les coûts de production de l'OPEP varient entre 3 et 5 dollars le baril. Si on prend en compte d'autres pays , on peut voir que la différence est très importante. Au Canada , le coût de production d'un baril est de 40 dollars...
III) La "forte" influence de l'OPEP

Les chiffres ne mentent pas. En effet, il est clairement appréciable que le prix du pétrole depuis 1990 ne cesse de croitre en atteignant le prix record de 135 dollars le baril en mai 2008. L'on pourrait à première vue en déduire que l'OPEP influe énormément sur le prix. Mais à y regarder de plus près, l'explication de l'accroissement du prix du baril est relativement simple. En effet, l'augmentation structurelle de la demande en pétrole s'explique par l'explosion de l'économie chinoise et indienne et de la demande constamment en hausse des Etats-Unis. A ne pas oublier que la spéculation est egalement de mise sur le marché pétrolier. Enfin, raison des plus simples, les matières premières sont sujettes à une hausse tendancielle de leur prix. Car l'OPEP ne fixe plus aujourd’hui le prix auquel se vend son pétrole : ce sont les marchés de cotation (à Londres ou à New York) qui s'en chargent. Le seul moyen de pression sur le prix dont dispose encore le cartel est donc d’ajuster sa production pour peser sur l’équilibre entre l’offre et la demande.
Ainsi tout les pays producteurs de pétrole tournent au rendement maximum afin de profiter de la conjoncture économique favorable.
On pourra réellement juger de la "forte" influence de l'OPEP lorsque l'on atteindra, comme dit précedemment, le stade critique du "peak oil". La grande question sera alors de savoir si l'OPEP pourra maintenir un niveau de prix aussi elevé? Se hasarder à apporter une réponse est pour le moment quasiment impossible.  Mais il est peu probable que l'organisation se retrouve à rejouer le même rôle qu'elle a tenu durant le choc pétrolier de 1973. Elle devra surement se contenter d'être assujettie à la conjoncture économique mondiale.
In fine, seul le temps pourra nous le dire.



 Quelques Graphiques:



Siège de L'Opep a Viennes en Autriche
                                  

Oussama Koraib L2 ECO GESTIONb

jeudi 9 décembre 2010

Entente entres les opérateur téléphoniques


C'est le Vendredi 29 juin 2007 que les principaux opérateurs téléphoniques français qui son Orange SFR et Bouygues Télécom ont été condamné par la cour de cassation à une amende de 442 millions d'euros pour entente illicite entre 2000 et 2002.
Orange a dû débourser la plus grosse somme soit 215 million d'euros. SFR et bouygues quant à cas eux ont du payer respectivement la somme de 185 millions et de 42 millions.
Mais qu'est ce que l'entente illicite? Pourquoi les agents économiques sont ils près à risquer de telles sanctions?
Pour commencer nous pouvons dire que le marché de la téléphonie en France est très important et en forte croissance puisque entre 2009 et 2010 (selon l'observatoire trimestriel des marchés de communication électronique en France) le nombre de carte SIM en circulation à augmenté de 2,7 millions pour atteindre les 62 millions. Cette croissance du marché à donc pour conséquence d'accroitre le chiffre d'affaire des opérateurs ainsi en 2010 le groupe france télécom (qui est le leader national) annonce un résultat de 11,6 milliards d'euros.


Ce marché lucratif qui se partage entre peu de producteurs les à conduits à s'entendre sur leurs prix de manière à maximiser leur profits quitte à transgresser les règles de la concurrences sur le marché ce qui est qualifié d'entente illicite. Le droit de la concurrence définit l'entente illicite comme tout accord entre entreprises, toutes décisions d'associations d'entreprises et toutes pratiques concertées qui empêcheraient fausseraient ou restreindraient la concurrence sur le marché. Bien évidement il est autorisé aux entreprises d'avoir des relations entre elles à condition que la concurrence n'en partisse pas. Si un bilan concurrentiel démontre qu'il y à bien entente alors les sanctions encourus peuvent atteindre 10% du chiffre d'affaire mondial de chaque entreprise.
Il existe dans l'économie deux types d'entente qui sont l'entente horizontale et l'entente verticale. La première est définie comme un accord entre les producteurs d'un même type de bien ou de service et la seconde désigne un accord entre un fournisseur et son distributeur.

Dans notre exemple on à donc affaire à une entente du genre horizontales puisque les opérateurs fournissent le même genre de service. C'est à dire fournir un service téléphonique qui concerne les appels l'envoi de texto l'internet par téléphone etc
Pour le consommateur l'entente illicite à plusieurs conséquences puisque les opérateur ce sont entendu sur les prix pour augmenter leurs profits. Donc pour le consommateur une augmentation du prix du service. Mais cette entente à aussi eu pour effet d'empêcher l'entrée sur le marché de nouvelle firmes concurrentes (aussi bien française qu'étrangère ). Et sa dans le but pour les trois coupables de ce partager le marché et donc d'avoir le profit le plus important.
De plus dans cette situation les entreprise ne sont pas incitées à développer leur compétitivité hors prix tel que le service après vente la couverture réseau, temps que celle des concurrents n'es pas supérieure.

T. ELIAUTOUT

mercredi 8 décembre 2010

Les parts de marché des principaux navigateurs internet :

Le navigateur internet est un logiciel nous permettant de consulter des pages internet. De nos jours, plusieurs sont accessibles en téléchargement. On en distingue plusieurs d’abord Microsoft Internet Explorer,( installé autrefois dans la plupart des ordinateurs sous Windows, mais de nos jours l’installation est facultative sous le dernier système d’exploitation Windows Seven),Firefox, Safari (le navigateur principal des ordinateurs Macintosh),Chrome ( le navigateur de google), Netscape (autrefois concurrent direct à Internet explorer) et autres moins connus.
Source Znet.fr
La plus grande part de marché est détenu par Microsoft Internet Explorer ce qui est normale car la plupart des ordinateurs sont équipés de Windows et nous trouvons Internet Explorer préinstallé ou installé dessus. Nous Remarquons une grande riposte de Firefox qui d’années en années ne cesse de gagner des parts de marchés sur son concurrent Microsoft, en améliorant sans cesse son produit, en le familiarisant à l’ensemble des utilisateurs. Puis les autres navigateurs n’arrivent pas à percer dans ce milieu, en remarquant tout de même que le navigateur Safari s’améliore cette année suite à de très grandes ventes sur le marché du web phone (iphone) où nous le trouvons installé dessus.

Découvrons maintenant la part de marché des navigateurs selon leurs provenances géographiques :
(Monde)Source : David Feugey (Silicon.fr)
(Europe)Source : David Feugey (Silicon.fr)

Nous distinguons que les part de marché des navigateurs sont ressemblantes entre les différentes zones géographiques même si nous remarquons que Firefox d’implante mieux en Europe.
En conclusion, la guerre des navigateurs ne cessera pas. Nous pouvons en conclure que l’implantation des autres navigateurs sera plus difficile car le marché est principalement détenu par le couple Firefox et Microsoft. Ceux-ci vont continuer à prendre des parts de marchés où bien disparaitre comme  le navigateur  Netscape qui  était autrefois le principal concurrent d’internet Explorer.Pouvons nous nous dire que Microsoft à travers son navigateur detient encore le monopole du navigateur ?


Damien Thibon

vendredi 3 décembre 2010

Les opérateurs télécom face au "paradoxe" Apple

Depuis la fin du mois de juin, l'opérateur Orange aurait vendu 800 000 exemplaires de l' iPhone 4. Le groupe français "pèse pour 5,6 % des 14,1 millions de téléphones qui ont trouvé preneur sur le dernier trimestre d'activité d'Apple", assurait L'Express fin octobre. Orange, qui vient d'annoncer un chiffre d'affaires de 11,6 milliards d'euros au troisième trimestre, avait auparavant vendu près de 2 millions d'iPhone en France, tous modèles confondus, quand ses concurrents, SFR et Bouygues Telecom, ont annoncé 700 000 et 615 000 ventes. Ces chiffres sont-ils le signe que les opérateurs et la firme américaine sont parvenus à trouver un modèle économique qui bénéficie aux deux parties ?
"La situation est en réalité paradoxale", souligne Sébastien Crozier, représentant syndical chez France-Télécom. "Le succès des terminaux d'Apple a permis aux opérateurs d'enrayer la baisse du chiffre d'affaires. Mais il a plombé leurs comptes parce qu'ils subventionnent les terminaux [NDLR : prennent en charge une partie des coûts de l'appareil, en échange de la souscription d'un abonnement téléphonique]. Cela créé un état de dépendance", conclut-il.
APPLE, "OPÉRATEUR VIRTUEL"
Cette interdépendance est telle qu'Apple pourrait choisir de s'affranchir des opérateurs. Selon le site spécialisé américain Giga Om, le fabricant de l'iPhone travaille avec le spécialiste français de la carte à puce Gemalto sur un composant intégré dans le téléphone permettant de changer d'opérateur sans carte SIM, selon des modalités pratiques encore inconnues.
En réalité, un tel système est déjà répandu en Afrique. Dans le modèle économique qui prévaut sur le continent africain, fondé sur le prépayé et non les abonnements, le client peut choisir, grâce à des terminaux multicartes, l'opérateur le plus efficace, par exemple à une heure donnée. En reprenant ce système, Apple se muerait en "opérateur virtuel".
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que le groupe de Steve Jobs veut imposer ses conditions aux opérateurs de téléphonie mobile. Pour le lancement de l'iPhone en France, en novembre 2007, le PDG d'Apple avait demandé un pourcentage des recettes sur l'iPhone, en contrepartie de l'exclusivité chez Orange. Cette mesure ensuite été cassée par le Conseil de la concurrence.
“L'objectif, pour Apple, est de déplacer la valeur de l'opérateur vers le terminal”, analyse Sébastien Crozier. En vendant des terminaux, Apple réalise des bénéfices, mais durant une période bien définie. Pour éviter un essoufflement à plus long terme, le groupe américain évolue vers les services, principalement avec son magasin d'applications en ligne. Malgré des problèmes techniques et des coûts d'exploitation élevés, l'App store maintient durablement attractive la base de terminaux.
Avec son projet d'alternative à la carte SIM, Apple vise particulièrement le marché européen. En Europe, les technologies utilisées sur les réseaux mobiles sont relativement semblables et il existe une certaine concurrence entre opérateurs. C'est moins le cas des Etats-Unis, où les réseaux des opérateurs emploient des technologies différentes.
UN FRONT UNI CONTRE APPLE ?
Pour envisager une riposte contre Apple, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, a réuni au mois d'octobre tous les grands opérateurs d'Europe. La première manière de s'affranchir du groupe américain est de miser sur d'autres fabricants et d'autres systèmes d'exploitation, comme Windows 7 mobile, Android de Google, et Nokia.
A la fin du mois d'août, le quotidien Les Echos rapportait également qu'Orange voulait lancer des tablettes tactiles sous sa propre marque, afin de concurrencer le groupe américain sur un nouveau secteur porteur. “Ces projets sont en fait assez anciens et pas très crédibles”, estime toutefois une autre source au sein du groupe, sous couvert de l'anonymat.
En se livrant à une "bataille des kiosques", les opérateurs voudraient enfin éviter que l'ensemble des contenus ne bascule dans le modèle App Store. Le problème est que chez Orange par exemple, plusieurs kiosques coexistent en fonction des plate-formes (Internet, vidéo à la demande, SMS...). "Il n'y a pas de cohérence globale. C'est un casse-tête pour les éditeurs", relève la même source.
Mais la contre-attaque est d'autant plus difficile qu'Apple, grâce à ses 50 milliards de dollars (35 milliards d'euros) de trésorerie, a potentiellement les moyens de racheter les principaux opérateurs européens que sont Telefonica, France Telecom ou Deutsche Telecom.
Les opérateurs doivent aussi composer avec l'hétérogénéité du marché européen. Certes, la plupart des groupes ont des filiales communes, permettant une coordination, scrutée par la Commission européenne. Mais aucun pays européen ne dispose de la même structure de marché. En France, les fournisseurs d'accès à Internet sont aussi opérateurs de téléphonie mobile, ce qui n'est pas le cas en Grande-Bretagne par exemple. "Un front commun des opérateurs européens historiques demeure envisageable", note Sébastien Crozier. "L'alliance avec Vodafone, plus tourné vers la mobilité, serait quant à elle plus complexe", précise-t-il.
Car les enjeux de ce bras de fer dépassent le simple secteur de la téléphonie. Alors que les opérateurs se demandent sur quelles technologies d'avenir ils doivent miser, comme la fibre ou les réseaux mobiles de type LTE ("Long Term Evolution"), Apple pourrait s'immiscer dans l'équation.
                                                                                                                          CHEN Zhenyu

mardi 30 novembre 2010

_Orange (Suisse) et Sunrise en fusion ?

France télécom et CVC Capital Partners veulent faire fusionner leurs 2 filiales, Orange et Sunrise, en Suisse pour concurrencer l’opérateur Swisscom.

France Télécom est un des principaux opérateurs de télécommunication dans le Monde. Le groupe s’est diversifié dans la téléphonie, l’internet, la télévision, la téléphonie mobile (avec Orange).

Sunrise est la marque déposée de l’entreprise de télécommunication suisse Sunrise Communications AG. (Elle a était une filiale du groupe TDC (Tele Danmark communication, la plus grande entreprise de télécommunication du Danemark)). C’est le 2ème opérateur de téléphonie mobile en Suisse avec environ 20 % de part de marché ; derrière Swisscom qui détient près de 2/3 des parts de marché de la téléphonie mobile, mais devant Orange. Elle a été vendu au fond d’investissement privé CVC capital Partners, après une tentative de vente à Orange.

Orange et Sunrise ont voulu fusionner en Avril 2010. Mais la COMCO, commission de la concurrence suisse, a interdit cette fusion entre les deux filiales. Elle a jugé que « la concurrence sur le marché serait tuée ».

« La société issue de la fusion aurait crée, conjointement avec Swisscom, une position dominante collective sur le marché de la téléphonie mobile. De plus l’opérateur de réseau le plus actif aurait disparu du marché », explique l’organisme de régulation de la vie économique en Suisse.
En effet, la fusion de Orange et Sunrise, aurait crée une situation de quasi duopole, entre Swisscom, l’opérateur leader du marché suisse, et cette nouvelle société fusionnée. Si bien que les autres concurrents aussi importants qu’ils soient n’auraient pas pu être à la hauteur de ces deux monstres de la téléphonie mobile en Suisse.
Donc on aurait pu parler d’entente entre la filiale Orange/Sunrise et Swisscom (même si une quelconque entente est néanmoins interdite) pour « évincer » les quelques concurrents, même s’ils ne sont pas assez grands pour réduire les parts de marché. C’est justement l’inverse qui est craint, que les deux filiales détiennent la majorité des parts de marché de la téléphonie mobile en Suisse. 
Elles auraient été en position dominante, et un nouvel entrant sur le marché n’aurait pas eu de chance d’exercer un pouvoir disciplinant.

La commission de la concurrence a donc rejeté le rachat de Sunrise par Orange en Avril 2010, les deux groupes doivent remodeler leur forme de partenariat stratégique. Ce dernier est remis en cause, mais les filiales ne comprennent pas cette décision, car il avait pour but, selon eux, d’offrir des tarifs plus attractifs, des produits innovants et un meilleur accès à un réseau de communications international, et donc au bénéfice du client.



En 2009, ils avaient annoncé la fusion des deux filiales, Orange aurait du payer 1,5 milliard d’euros pour détenir 75 % du nouveau groupe (Orange, Sunrise) avec une option pour acheter les 25 % restants. 

Finalement c’est CVC Capital Partners a acquis Sunrise pour 3,3 milliards de francs suisse, soit 2,5 milliards d’euros.

Le rachat de Sunrise par CVC Capital Partners pourrait donner une chance à Orange de racheter Sunrise et de fusionner.
Les pourparlers de fusion entre les deux groupes pourraient finalement reprendre, selon le dirigeant de Sunrise, Dominik Koechlin.

Une fusion au détriment des petits concurrents et à l’avantage des consommateurs ?
Quel nouveau partenariat stratégique pourrait être envisagé pour faire accepter à la COMCO une éventuelle fusion des groupes ? 



T. MARINOV



jeudi 25 novembre 2010

Le marché de l'aéronautique

Le marché de l’aéronautique : Boeing et Airbus


Boeing est le premier constructeur aéronautique mondial fondé en 1916 qui  a longtemps dominé l’industrie dans les années 80 (actuellement, cette place est fort instable avec Airbus). Le chiffre d'affaires par marché se répartit comme suit : - défense (57,5%) : systèmes de communication (37,5% du CA), avions militaires et systèmes de sécurité (37,4% ; avions de guerre, hélicoptères et missiles de défense), services de support (15,3% ; services logistiques, d'ingénierie, de maintenance et de formation) et équipements spatiaux (9,8% ; satellites, rampes de lancement, etc.) ; - aviation commerciale (39,7%). Outre les avions commerciaux, le groupe fournit des pièces de rechange et propose des services de support technique, de maintenance et d'ingénierie ; Le solde du CA (2,8%) concerne notamment les activités de financement d'avions commerciaux et privés et de location d'équipements aéronautiques. La répartition géographique du CA est la suivante : Etats-Unis (70,6%), Asie (15%), Europe (8,6%), Océanie (2%) et autres (3,8%).           








Airbus   de son côté est le constructeur européen  qui a dépasse pour la première fois ses concurrents et devient alors le premier constructeur mondial d'avions civils de par sa compétence.il  ya plus de 30ans que  l’Allemagne, la  France, la Grande Bretagne et  l’Espagne s’unissent pour fabriquer les avions  Airbus. Le groupe européen détient 50% du marché mondial des avions de plus de 100places devant Boeing.
  Airbus est la plus grande société d’aéronautique au monde et capte plus de la moitié des commandes relatives aux avions. Airbus a pour objectif de fabriquer  des avions selon les besoins des marchés et d’assuré le meilleure service après vente.   La société Airbus  a conçu 14 modèles d’avions en partant du monocouloir A318 (100 places) jusqu’à l’A380 (525places, plus grand d’avion de lignes du monde) en 2007.  A lorsqu’en  2008, les rythmes de livraisons mensuelles se sont établis à 34 monocouloirs (A320) à 8 (A330/A340) et à un A380. Airbus a livrés plus de 5300 avions à la fin du mois septembre 2008 et compte à ce jour 9100 commandes. Airbus s’étend dans le secteur des avions de transport militaire. Airbus A380 la dernière nouveauté d’airbus est l’avion le plus luxueux de la classe la plus basse. Ce nouvel avion ouvre une nouvelle ère pour le transport aériens il contient 525 places c’est l’avion le plus économique, le plus perfectionné, le plus spacieux qu’Airbus n’est jamais connu.





Pour comprendre le marché de l’aéronautique il faudra connaitre  tout d’abord  quelles sont les similarités  et les différences entre ses deux géants constructeurs et ensuite la concurrence qui émerge entre ses deux

<!--[if !supportLists]-->I-                   <!--[endif]-->Les similarités et différences entre les deux géants constructeurs
Tout d'abord sur le plan du concept du transport aérien, ils sont l'émergence du  transport   c’est –à-dire d’un point à un autre, de la liaison directe d'un aéroport à un autre par opposition à celui du "Hub" qui n’est pas d’un point à un autre, l'aéroport de concentration sur lequel les compagnies aériennes rapatrient leurs passagers et clients pour remplir leur très gros porteurs. Le client  lui préfère un vol rapide plus confortable et moins cher. Sur le plan technique  le Boeing 787 est l'avion 100pct construit en carbone et matériaux composites, ailes et fuselage. Alors que  L'Airbus A 350 a des ailes toutes en carbone mais un fuselage mixte aluminium et composite, plus lourd et plus consommateur de carburant à priori, toutes choses égales par ailleurs, mais qui a l'avantage, l'aluminium étant conducteur de mieux régler les problèmes de foudre et perturbations électrique et ceux des réseaux électriques
 Toutefois il ya une autre différence  majeure entre les deux qui est  le processus de fabrication et de mise en route de cette fabrication. Dans le cas du Boeing, un assemblage final réduit au rapprochement et au collage de différents morceaux en provenance de différents fournisseurs spécialisés et de plus en plus partenaires dans le projet global Boeing a aussi un modèle flexible. Chez Airbus, un type de fabrication qui s'améliore continuellement en intégrant  de nouvelles techniques (l'usinage mécanique des grandes pièces en aluminium au lieu d'usinage chimique), reste conceptuellement à l'ancienne ,l’entreprise fait le gros de ses pièces et confie de petites parties à des sous-traitances ,il possède un modèle de fabrication basé sur la coordination entre les pays, chacun ayant une partie spéciale à faire..  Notons néanmoins d'ores et déjà qu'Airbus, en mettant en vente certaines de ses usines évolue à grands pas vers le modèle Boeing.

<!--[if !supportLists]-->II-                <!--[endif]-->La concurrence entre les deux géants constructeurs

La concurrence entre les deux grands géants constructeurs  a commencé en 1972, lorsque le nouveau constructeur aérien Airbus a lancé son premier avion : l'A300. Pas encore de quoi faire peur à l'américain Boeing, dont la compagnie existe depuis 1916. Mais si le constructeur américain a largement dominé le secteur jusqu'à la fin des années 1990, son concurrent est progressivement devenu un adversaire menaçant. En 1988, Airbus met en service l'A320, dont le succès (à hauteur de celui du Boeing 737 dans les années 60) permet au constructeur européen de s'imposer comme un incontournable dans le secteur. Petit à petit, avec les commandes croissantes d'A320 puis d'A330, et 340, mis en service en 1992, Airbus réduit l'écart de part de marché avec Boeing.
C'est en 2001 que tout bascule : après trente ans d'existence et une part de marché croissante dans les années 90, Airbus dépasse pour la première fois ses concurrents et devient alors le premier constructeur mondial d'avions civils. Cette année-là, le constructeur européen vend 378 appareils, ce qui représentait 54,4% du marché mondial, contre 314 pour son rival le plus proche,
Le nouveau numéro conserve sa place jusqu'en 2005. Mais en 2006, Boeing récupère sa position de leader, affirmant détenir 57% des commandes. Depuis, les deux principaux concurrents ne cessent de s'échanger la première place. Si Boeing a conservée cette première place en 2007et 2008 en 2009 a donné l'avantage à Airbus.
Le conflit qui oppose actuellement les deux géants de l’aéronautique que sont Airbus et Boeing comporte à la fois un enjeu économique et un enjeu politique. De plus, le secteur aéronautique est très dynamique actuellement ; ceci est dû, d’une part, au développement du marché asiatique et, d’autre part, à la flambée des prix du pétrole, deux facteurs qui poussent les compagnies aériennes à moderniser leur flotte .Le problème est que  chez Boeing l’industrie américaine reste orientée vers la satisfaction de la demande militaire plus que vers celle des marchés commerciaux. Elle permet aux industriels américains de pouvoir compter sur un marché protégé de la concurrence extérieure .Cette concurrence a eu des inconvénients chez Boeing le fait que les compagnies américaines ont enregistré sur leur marché domestique des baisses d’activité de plus de 50% chez Airbus ,le désavantage est double : premièrement, les Européens ne disposent pas de la flexibilité nécessaire pour pouvoir réagir à de fortes croissances de la demande et deuxièmement, ils ne peuvent pas utiliser à bon escient les synergies entre les activités civiles et militaires, telles qu’elles existent aux USA .Boeing et Airbus sont les un duopoles , un marché est qualifié de duopole lorsqu’il ya deux firmes sur le marché et que ses deux firmes déterminent leur niveau de production compte tenu du niveau de production du  concurrent .Ses deux grandes entreprises de grandes tailles sont symboles de fortes concurrences qui ont eu pour effet  une baisse des tarifs vis-à-vis des clients ; toutefois, maintenant, elle provoque un processus de concentration des lignes américaines qui a pour conséquence une pénurie  ou les demandes sont  supérieures aux offres  et la remontée des prix  c’est –à dire l’inflation .
 L’analyse des positions de Boeing et d’Airbus sur le marché de l’aéronautique nous a permis de comprendre les différentes tendances présentes sur ce marché qui est très spécifique. Le marché de l’aéronautique est mené par un duopole maîtrisé puisque chacun des deux concurrents possède aujourd’hui environ 50% des parts de marché, mais leurs stratégies sont diamétralement opposées. Par ailleurs on se demande quelles en seront les conséquences de cette concurrence  à long terme.


                                                                                                                                       LY FANTA