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lundi 10 février 2014

Bic ne fait pas grise mine


                                                                                                       
Marcel Bich, fondateur du groupe Bic                                                         Bruno Bich, actuel président du conseil
                                                                                                                                      d’administration du groupe Bic

              bLe groupe Bic tient ses racines de la société PPA (porte plumes, porte mines et accessoires), société fondée en 1945 par Marcel Bich, ancien directeur d’une production de fabrique d’encre (le dirigeant du groupe étant aujourd’hui son fils, Bruno Bich). Il commence son activité à Clichy, avec son directeur de production Edouard Buffard, en commençant par la fabrication de pièces détachées de portes mines et de stylo plume.
En 1950, M.Bich lance le célèbre stylo à bille « Cristal », qui demeure aujourd’hui encore le stylo le plus vendu au monde.
                                                                

Le stylo bille Cristal de Bic
En 1953, le nom Bic apparait, qui vient du nom Bich, raccourci pour faciliter sa prononciation dans tous les pays.
Entre 1954 et 1997, la société Bic s’étend à plusieurs pays. Italie, Brésil, Royaume Uni, Australie, Nouvelle Zélande, Scandinavie, Etats unis, Moyen orient, Asie sont « envahi s » par la vague du nouveau stylo bille à la mode.
Aujourd’hui, le Bic est en vente sur chaque continent et dans plus de 162 pays.
Bic se distingue également par son extension, avec ses rachats de plusieurs entreprises.
En effet, en 1959, elle rachète une entreprise scandinave de stylo- bille et de crayons.
En  1979, c’est la société Conte, société de produits de dessins et coloriages qui passe sous la direction de M.Bich.
Les utilisateurs de Bic faisant des erreurs étant obligés de les rayer, Bic décide de racheter la marque américaine Wipe-Out en 1992, ainsi que la marque européenne Tipp-Ex en 1997.
                                                                                                           

Campagne de pub pour l'effaceur Bic: "On a tous le droit à l'erreur"
Même l’écriture haut de gamme est touchée, par le rachat de la marque Sheaffer en 2004 et de Stypen, marque française de stylos plume.
Aujourd’hui, on peut donc, grâce au groupe Bic, se fournir en stylo bien sur, mais aussi en briquets (depuis 1972), en rasoirs (depuis 1975), et, dernièrement, en téléphones portables, dont nous allons parler plus loin.

                                                                                              

Le briquet Bic                                                                                            Le rasoir Bic                                                                                                                                                                                                                                



                                                       La campagne de pub pour le rasoir  Bic 

Concernant la stratégie de marketing du groupe Bic, elle est illustrée par son logo.  En effet, en 1950, au début de son activité, le logo était sobre, Bic était écrit en blanc, à l’intérieur d’un rectangle rouge. Puis arrive le célèbre petit bonhomme sur le logo Bic. Bonhomme habillé en orange avec un visage en forme de bille noire, tenant un stylo noir derrière son dos. Cette campagne était destinée à toucher les enfantsLe bonhomme Bic a donc été placé en 1962 devant le nom de la marque, et les couleurs orange et noire sont devenues les couleurs officielles de celle ci.
                                                                               

Ancien logo de la marque Bic                                                              Logo actuel de la marque Bic
Pour le président du conseil d’administration, Bruno Bich, les produits Bic sont caractérisés par leur  confort et leur facilité  d’utilisation.
Le groupe Bic n’a quand même pas toujours rayonné de la sorte.
En effet, le 22 avril 2009, le groupe a annoncé qu’il voulait supprimer 600 emplois dans le monde, ce qui représente 7% de l’effectif mondial de Bic, en sachant que fin 2008, Bic employait 8 312 salariés, dont environ 3 800 en Europe. Mais le projet de suppression de poste ne devait pas  toucher la France, car il concernait apparemment essentiellement les Etats Unis et le sud de l’Europe, suppressions effectuées dans le but d’une diminution des coûts.
Aussi, en aout 2010, Bic annonce qu’il anticipe une croissance modérée pour l’année 2010, car malgré un bon résultat au premier semestre (dont nous parlons ci-dessous), le deuxième s’avère plus faible. Il annonce qu’il prévoit une augmentation de son chiffre d’affaire pour toute l’année 2010 proche de 5%, alors qu’elle tournait autour des 5,8% au premier semestre. Le groupe compte alors sur l’augmentation des ventes avec la rentrée scolaire.
Le groupe Bic a également essayé de se tourner vers le domaine de la parfumerie en 1988, avec  des petites bouteilles de parfums vendues dans les bureaux de tabac, ce qui a été un échec, car l’image du parfum est liée au luxe et à la séduction, ce qui n’était pas compatible avec l’image du jetable de Bic.Les parfums ont donc été retirés de la vente en 1991.
Pour revenir au caractère spectaculaire de la réussite du groupe Bic, en mars 2010, Bruno Bich annonce que grâce a l’acquisition de parts de marché un peu partout dans le monde, et grâce à la progression de 5% des profits de Bic, 7200 salariés recevront 900 euros de plus à la fin du mois pour bons résultats. Egalement, les actionnaires (dont la famille Bich qui représente 44%) auront un dividende exceptionnel de 1 euro par action.
Pour expliquer ce succès fulgurant, Bruno Bich ne cesse d’expliquer que « Nous offrons des produits simples, inventifs, fiables, pour tous, partout dans le monde. La qualité à un prix minimum ».

Lorsque Bic a publié en avril 2010 la progression de ses résultats au premier semestre 2010, due à l’augmentation de plus de 10% de ses ventes, et ce, dans tous ses domaines d’activité, ses titres ont flambés.
Dans un communiqué, le groupe Bic annoncera alors que son résultat net aura eu une augmentation de 41,3% au premier semestre.
Le titre de Bic avait avancé de 17% depuis le début de l’année, ce qui représentait à peu près l’évolution constatée l’année dernière.
Le directeur général de Bic, Mario Guevara, a annoncé que la politique du groupe pour 2010 sera basée sur la progression de ses ventes et de sa rentabilité, sans mettre de coté la discipline financière, qui fait la faveur du groupe.
Heureusement, en octobre 2010, Bic a décidé de relever ses anticipations d’avril, grâce a une importante progression des résultats du groupe. La prévision de croissance de Bic pour l’année 2010 est donc passée de 5% à 7%.
Cet évènement a immédiatement déclenché une forte hausse de son titre en Bourse. La preuve en est que l’annonce a été faite le mercredi 20 octobre, et qu’à 9h20, l’action de Bic avait augmenté de 4,82%, alors qu’au même moment, le CAC 40 était en baisse de 0,22%.La progression totale de la valeur du titre Bic depuis le début de l’année a été de 32%.
Durant les 9 premiers mois de l’année, Bic a vu son chiffre d’affaire augmenter de 7,2% (pour atteindre 1358 milliards d’euros), et son résultat net de 34,8% (160,9 millions d’euros).
Le dernier coup de pub du groupe Bic a été d’insérer la simplicité et la fonctionnalité de Bic dans le monde de la téléphonie portable.
En 2009, le groupe Bic instaure le Bic Phone. Il s’agit d’un téléphone mobile prêt à l’emploi, et rechargeable. Il permet de pouvoir joindre quelqu’un en cas d’urgence, tout simplement en se rendant dans le premier bureau de tabac.
Petit, léger, simple d’utilisation, livré avec chargeur de poche, oreillette et écouteur, couleur orange (couleur emblématique comme je l’ai dit), mais aussi disponible en vert, le Bic Phone résulte d’une association entre la marque Bic et l’opérateur tout aussi célèbre, Orange.
A l’heure des téléphones les plus sophistiqués et les plus accessoirisés, le Bic Phone propose un téléphone fait pour téléphoner, ce qui tend à devenir secondaire avec les autres téléphones.
Cette invention a eu beaucoup de succès chez les « non bilingues » de la technologie mobile. Parmi les acheteurs de ce téléphone, le tiers n’avait jamais possédé de téléphone auparavant, et 61% a continué à l’utiliser comme téléphone principal.
                                                                                                         
                                                             

Le Bic Phone


Anecdotes :

Bic a réalisé une application pour iPhone, lancée début février, où il suffit d'effleurer la molette d'un briquet virtuel (Bic, bien sûr) pour qu'une flamme s'allume avec un petit « scritch » et qu'elle s'anime avec le mouvement de l'appareil.
Elle a été téléchargée 375 000 fois en huit jours. « Bientôt, on pourra l'éteindre en soufflant dessus », annonce Bruno Bich, emballé par ce développement à moindres frais réalisé par un jeune ingénieur de la maison.

Application briquet Bic pour I Phone

Bic a vendu 100 milliards de stylos depuis 1950, ce qui représente suffisamment d’encre pour tracer une ligne jusqu’à Pluton et en revenir, plus de 20 fois.
Quiconque s'avise d'écrire devant Bruno Bich avec le stylo d'un concurrent est aussitôt rappelé à l'ordre, « Confisqué ! De toute façon, sa longueur d'écriture ne dépasse pas 700 mètres d'écriture. Le Cristal va jusqu'à 3 kilomètres ! »  Et de lui coller un Bic dans les mains.
Le mot Bic figure désormais dans le Larousse, définit comme « Stylo à bille ».
Selon le directeur général de Bic, Mario Guevara, « La force de notre marque, c'est que chacun pense qu'elle est locale partout où nous nous trouvons ».
Bruno Bich a décidé de développer l’esprit de groupe pour créer avec ses amis de chasse, Claude Bébéar et Martin Bouygues, le Management Institute of Paris, une école de commerce où la culture générale et l'histoire de l'art sont enseignées au même titre que la gestion et l'anglais des affaires.
« Tous nos étudiants doivent faire du bénévolat, comme donner des cours de maths à la prison de Nanterre », explique Benoit Arnaud, directeur de l'école et ancien manager du groupe Bic.

                                                                       Laclau M.

L'Histoire de Coca Cola

"THE COCA COLA COMPANY"

Le Coca-Cola est aujourd'hui la boisson la plus consommée dans le monde après l'eau. Le groupe "Coca-Cola Company" est présent sur les cinq continents. Il est un acteur économique majeur dans plus de 200 pays, et représente plus de 28 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel.
Comment est née cette industrie ? Quelles ont été les stratégies de développement pour arriver à ce niveau actuel d'activité ? C'est ce que nous allons découvrir tout au long de cet article.

I) La naissance d'un géant

Coca-Cola est né dans l'Etat de Georgie aux Etats-Unis en 1886. Un pharmacien (John Styth Pemberton) a inventé du vin de coca sous le nom de "traitement pour des désordres nerveux, des perturbations de la tuyauterie interne et de l'impuissance". Cette boisson révolutionnaire est commercialisée le 8 mai 1886 à Atlanta en pleine période de prohibition. Son succès est immédiat auprès des habitants, et l'idée du nom viendra du comptable de la pharmacie Frank M. Robinson qui la baptisera "Coca-Cola".
La formule secrète est vendue en 1888 à l'homme d'affaires Asa G. Sandler pour 2 300 $. Il devient le seul détenteur de la composition et fonde "The Coca-Cola Company" en 1892
La boisson a subi plusieurs modifications depuis sa naissance. Il faut savoir que en 1886 un verre de Coca-Cola contenait 9 milligrammes de cocaïne. Après plusieurs contrôles, il s'avère que l'on trouvait encore de la cocaïne après 1929.

II) La période Woodruff

Le successeur de Asa G. Sandler, Robert Woodruf s'emploiera à faire connaître la marque dans le monde entier. Ce génie du marketing eut l'idée de faire des partenariats avec des grands évènements sportifs. Ainsi en 1928, Coca-Cola devient la boisson officielle des Jeux Olympiques d'Amsterdam. Et depuis 1978 il est le parrain de la Coupe du Monde de Football jusqu'à au moins 2022.

Le partenariat est poussé tellement loin qu'aux Jeux Olympiques d'Athènes, en août 2004, les 39 sponsors officiels des jeux (dont Coca-Cola, McDonald's, Visa) obtiennent, contre près de 800 millions d'euros, l'exclusivité absolue de leurs produits sur le site. Il est donc interdit aux spectateurs d'entrer dans l'enceinte des jeux avec une bouteille d'eau, de boisson ou une gourde montrant le logo d'un concurrent, à moins d'en retirer l'étiquette. L'eau minérale grecque de marque Avra, propriété du groupe Coca-Cola, y est vendue.

En 1931, Coca Cola réalise un coup de publicité énorme en popularisant l'image du Père Noël. La publicité représentait Santa-Claus (le père Noël) buvant du Coca-Cola afin d'inciter les consommateurs à boire en plein hiver. Cette représentation est restée dans les têtes et l'image du Père Noël que nous avons aujourd'hui est celle dessinée par Haddon Sundblom, dessinateur de Coca-Cola.











La stratégie de Robert Woodruff s'est donc axée sur trois principaux piliers :
              - La distribution : L'entreprise a implanté des usines d'embouteillages dans chaque grande ville. Elle a également effectué des études statistiques très pointues afin d'évaluer les endroits où la foule était la plus dense. Le but affiché était «Etre à portée de main du désir».
              - La communication : Outre l'utilisation du Père Noël, sous l'ère Woodruff la marque a révolutionné sa méthode de communication. Aux slogans agressifs succèdent des images douces suggérant la détente. La campagne de communication la plus importante fut néanmoins celle qui permit de sponsoriser les Jeux Olympiques d'Amsterdam en 1928.
              - L'international : Durant la seconde Guerre Mondiale, Coca-Cola est déclarée fourniture de guerre. Woodruf a donc fait en sorte que « chaque homme en uniforme reçoive une bouteille de Coca-Cola pour 5 cents, où qu’il soit et quel qu’en soit le coût pour l’entreprise ».
Bilan, cinq milliards de bouteilles sont distribuées pendant le conflit. A la fin de la Guerre le monde entier connaît Coca-Cola.

III) De la seconde moitié du XIX me siècle à nos jours


Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, l'Amérique rentre dans une période très faste et les américains découvrent la société de consommation. L'entreprise Coca-Cola a donc su se diversifier, et lancer de nouveaux produits pour pouvoir répondre à une demande de plus en plus croissante. La marque décide d'acheter une entreprise qui produit des jus de fruit. Minute Maid rejoint la Coca-Cola Company. Développant de plus en plus sa publicité présentant son produit comme un moyen de donner du bonheur aux gens, Coca-Cola fut désignée par la Chine comme l’unique entreprise autorisée à vendre des packs de boissons fraîches sur son territoire en 1978.

Mais la plus grande innovation qui permit de répondre à un plus grand nombre de consommateurs fut le lancement de la gamme Coca Light en 1988. Ce lancement a permis de faire taire les critiques concernant les risques d'obésité dus à une trop grande consommation de Coca-Cola. Le groupe a su montrer qu'il se souciait de la santé des consommateurs et la branche diététique a remporté un franc succès. En 2006 lancement de Coca-Cola zéro, c'est à dire le même goût qu'un Coca Cola mais sans sucre. C'est un pari osé pour le groupe, mais les consommateurs ont aimé l'idée et depuis Coca Cola zéro est aussi présent dans les rayons que son homologue.

Sa croissance s'est accentuée jusqu'à nos jours. L'entreprise a su se protéger de la concurrence à grands renforts de brevets et de secret autour de sa formule. Par exemple sa fameuse bouteille à contours a été breveté deux fois depuis sa création pour être protégée de la copie.


Chaque jour, 1,5 milliard de bouteilles sont vendues dans le monde. Présente dans plus de 200 pays la firme Coca Cola représente bien plus qu'une boisson mais bien un mode de vie. Aux quatre coins du Globe on peut boire un Coca-Cola, et même dans l'univers car elle est la première boisson à être allée dans l'espace (à part l'eau).

Sources :  
 http://www.cocacolaweb.fr/
www.latribune.fr

 Paul Beuste

mercredi 8 décembre 2010

Le microcrédit : une idée du Bangladesh importée en France

        Le microcrédit, qui permet aux personnes pauvres de créer leur entreprise, est arrivé en France en 1989 grâce à la française Maria Nowak. Cette dernière travaille alors dans l'aide au développement des pays pauvres. Cest de cette manière qu'elle eût l'idée d'importer ce système ingénieux de prêt aux pauvres en France. Le microcrédit a vu le jour au Bangladesh, à la fin des années 1970 grâce à Muhammad Yunus (prix Nobel de la paix en 2006) qui créa la première banque spécialisée dans le microcrédit en 1983 (7,9 millions d'emprunteurs aujourd'hui dont 97% de femmes) : la Grameen Bank. Maria Nowak fonde donc en 1989, en France, l'Adie (Association pour le droit à l'initiative économique). Cette association accorde des crédits aux exclus du système bancaire et aide à mener à bien un projet de création d'emploi ou de microentreprise.


Maria Nowak et Muhammad Yunus


         Pourquoi?
        On peut en effet se demander, pourquoi le microcrédit serait introduit dans des économies développées comme la notre alors qu'il fut à la base créé pour des pays en pleine mutation économique, seulement en phase de post-industrialisation. Marie Nowak nous explique que la crise que nous traversons actuellement permet de rendre encore plus visible la désindustrialisation et la tertiarisation de l'économie française. Ces changements économiques entraineront la croissance et le développement des petites unités de production qui nécessiteront de l'aide telle celle l'Adie avec le soutien de ses partenaires bancaires.


         Pour qui?
        Le microcrédit s'adresse aux personnes qui touchent les minima sociaux. Les clients de l'Adie peuvent également être des chômeurs ou des personnes âgées. En général, ce sont des personnes auxquelles la banque refuse de prêter de l'argent. Depuis sa fondation, l'Adie a attribué plus de 85 000 microcrédits. L'octroi d'un microcrédit se fait après passage devant une commission qui étudiera le projet de l'entrepreneur. Généralement, les microcrédits contractés sont remboursés en intégralité. Les demandeurs doivent avoir des garants, prêts à rembourser la somme empruntée en cas de problème. En plus de la somme empruntée, l'entrepreneur paie 9,7% d'intérêts. Marie Nowak explique que l'importance de ce taux est à relativiser vis-à-vis des sommes empruntées. En effet, les prêts octroyés par l'association n'excèdent pas en moyenne les 2 500€, rien à voir avec les prêts accordés par les banques classiques. L'Adie n'enregistre un taux de perte que de 2,58% par an. Tout le monde y gagne.



         La réussite du microcrédit en France :
        En dépit de la crise économique mondiale qui nous touche en ce moment, le nombre d'emplois créés grâce au microcrédit s'accroît continuellement. Malgré tout, une enquête de l'Adie témoigne de la difficulté de certaines entreprises à traverser la crise. Même si le taux d'insertion reste proche des 80% chez les microentrepreneurs, la baisse de la demande et le changement de comportement de la clientèle fait défaut. En effet, les petits commerçants sont rapidement hors de course lorsqu'ils se retrouvent face à la concurrence des magasins « low cost ».




        L'évolution du microcrédit en France : le consommateur
        L'offre de microcrédit destinée dans un premier temps aux professionnels, s'étend aujourd'hui aux foyers modestes. L'intérêt de cette initiative du point de vue des pouvoirs publics permettra de redynamiser notre économie étant donné la conjoncture et donne de bons résultats quant au retour à l'emploi vis-à-vis des particuliers. On appelle cette nouvelle forme de prêt le microcrédit personnel. On retrouve dans cette catégorie les offres type « prêts étudiants ». L'offre de ces crédits d'un nouveau genre s'étend largement dans les banques et autres institutions financières car ils permettent une option alternative, plus avantageuse pour le consommateur, comparé aux prêts de consommation classiques, avec des taux d'intérêts démesurés. Cette offre ne cesse de croître sous le coup d'une demande de plus en plus élevée. Selon la Fédération Bancaire Française (FBF), il faut développer les activités de microcrédit et en faciliter l'accès notamment grâce à la désignation d'un représentant pour chaque banque, qui sera en charge des travaux liés aux projets ainsi qu'à la coordination entre banques et associations. Les départements français devront également compter au minimum une offre de microcrédit émanant d'un établissement bancaire d'ici juin prochain. Ainsi, la FBF se donne pour objectif d'accorder 10 000 à 15 000 microcrédits en 2011. La FBF compte également offrir aux associations la liberté de monter une demande de crédit au titre d'un consommateur par le biais de son propre site « les clés de la banque ».



         L'innovation du microcrédit, le microcrédit solidaire : les producteurs
        Aujourd'hui, grâce au développement de la microfinance et donc du micorcédit, on peut aider les petits producteurs des pays en voie de développement par le biais d'un site internet. L'idée est simple : en un clic, on peut injecter de l'argent dans le capital physique par exemple, d'une entreprise d'un pays en voie de développement, pour permettre à de petites unités de production de sortir d'états de crise peinant à trouver des liquidités pour se financer.
Ces transferts de fonds sont permis grâce à des ONG, qui collectent ces fonds auprès des particuliers pour les ré-injecter ensuite chez les producteurs. Ce qui est intéressant dans cette forme originale de prêt, c'est que l'emprunteur rembourse au particulier (ou microprêteur) la somme qu'il lui doit à plus ou moins long terme. Le microprêteur peut ainsi ré-injecter cette même somme dans un nouveau projet qui permettra la croissance de la microentreprise par le développement de l'outil de production. Le prêt devient alors une forme authentique de don puisque qu'il est multipliable à l'infini.

         A travers des articles parus dans Le Monde (novembre 2008), des microprêteurs témoignent :

Caroline Fourest, journaliste : « Maria Elena avait besoin de 575 dollars pour acheter une nouvelle machine à coudre et développer son magasin de couture à Huancayo, au Pérou. Aucun dossier à monter auprès d'une banque, ni mesure "prudentielle" ni défaut de liquidités. En quelques heures, grâce à 16 autres donateurs (Nina, Scott, Charly...), Maria Elena tenait son prêt. Son atelier s'est développé. Il fait vivre sa famille et d'autres femmes. En moins d'un an, Maria nous a remboursés. Depuis, j'ai recliqué pour reprêter cette somme au moins dix fois. Ces 25 dollars ont fait le tour du monde. Patience, une Nigériane de 53 ans, a pu acheter de nouvelles statuettes pour sa boutique d'art africain. Nisrine, une Libanaise de 31 ans, a renouvelé le stock de son magasin dans la plaine de la Bekaa…»

Anaïs : « J'ai fait mon premier prêt via Kiva en juillet 2009. J'en suis maintenant à un total de huit prêts, dont certains grâce à des certificats cadeaux que j'ai reçus de parents et amis. Tous les remboursements ont été faits selon les échéanciers prévus. Il est fascinant d'observer la rapidité à laquelle les projets proposés sur le site trouvent leur financement, grâce à prêts consentis par des investisseurs désintéressés aux quatre coins du monde ! Avec le micro-crédit, on a vraiment l'impression d'aider de la bonne manière, en favorisant des initiatives à petite échelle, mais qui permettent à des familles de s'en sortir. »

        On peut devenir microprêteur via plusieurs organisations : Kiva, Babyloan, Zebunet. Pour en savoir plus, il suffit de consulter les sites de ces ONG.
Plus généralement, pour en savoir plus sur le microcrédit :
« Pour un monde sans pauvreté » de Muhammad Yunus – Etudes (poche) 2007.

         A travers toutes ces représentations, on peut assurer que le microcrédit est un enjeu à la fois social et rentable pour nos économies actuelles, qu'elles soient développées (microcrédit pour les entrepreneurs, les particuliers) ou non (microcrédit solidaire), qu'on se place du côté de l'offre, ou de la demande, c'est-à-dire que l'on soit consommateur ou bien producteur.



Définitions :
  • Microentreprise : entreprise comprenant moins de 10 salariés. On parle également de TPE.
  • Désindustrialisation : réduction de l'importance du secteur industriel dans l'économie d'un pays, au profit d'autres secteurs comme les services, en France.
  • Taux de perte : part des crédits qui ne sera jamais remboursée.



M. COLLINET-OURTHE


dimanche 5 décembre 2010

"Made in China" en automobile

  "Made in China" en automobile

"Made in China",Pas cher ? mauvaise qualite?etc
Depuis quelque annees,l'automobile chinoise a beaucoup developpe,de plus en plus de marche 
automobile en europe,on voit des voiture chinoise


L'INDUSTRIE AUTOMOBILE CHINOISE 
Quel représente la construction automobile en chine ? 
Déjà, le second marché du monde ! 4,4 millions véhicules en 2003, 5,1 en 2004, 5,9 en 2005, 7 millions prévues en 2006. Sur la seule période courant de janvier à août, les ventes se sont accrues de 25%. La production devrait doublée d'ici deux ans. A échéance de 2010, la Chine devrait être le premier marché du monde. Parallèlement à la croissance de la production, les infrastructures routières connaissent également un développement effréné. Voici 20 ans, la Chine ne comptait pratiquement pas d'autoroutes, elle en compte plus de 52 000 Km aujourd'hui. D'ici à 2015, le chiffre devrait encore doubler. 

Combien existe-t-il de constructeurs automobiles chinois ?
Difficile de connaître avec précision ce chiffre mais selon certaines indications, la Chine compterait plus de 80 constructeurs automobiles.

Combien de constructeurs chinois devraient jouer la carte de l'export ?
Le Ministère chinois du Commerce et la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme a identifié sous l'appellation de « constructeurs orientés vers l'exportation d'automobiles » 160 compagnies spécialisées dans la construction d'automobiles et la fabrication de pièces détachées. Dans le lot, pas moins de dix marques sont susceptibles de conquérir les marchés internationaux, l'Europe faisant partie des cibles privilégiées.

Combien de personnes travaillent dans le secteur automobile ? 
Deux millions de personnes sur 800 millions d'actifs travaillent déjà dans le secteur automobile. A échéance de 2015, ce chiffre devrait tripler.

Quels sont les revenus en provenance des exportations d'automobiles et de pièces détachées ?
Les revenus en provenance des exportations d'automobiles et de pièces détachées ont atteint 10,9 milliards de dollars en 2005, en hausse de 34%.  D'après les statistiques officielles, l'exportation automobile a dépassé pour la première fois l'importation automobile de 11 000 unités en 2005, avec 173 000 unités exportées. Pour le seul premier semestre 2006, le chiffre s'élève déjà à 126 000 unités, principalement des camions et des petites voitures, la plupart exportés vers le Proche-orient, l'Afrique et l'Asie centrale. Les indicateurs de tendance prévoient pour l'année 2007 une montée en puissance, avec 450 000 voitures exportées. En 2010, le chiffre pourrait atteindre 2 millions de véhicules.

Quels sont les constructeurs chinois tentés par le marché européen ?
Présents pour la première fois, au salon de l'automobile de Francfort, en 2005, troisconstructeurs automobiles chinoise (Landwind, Brilliance et Geely) affichent nettement leurs ambitions européennes. 7 autres marques ont également précisé leur intention de participer à l'exportation sur ce marché.
    
    
Consécration de l'automobile chinoise au salon de Pékin


Le salon de l'automobile de Pékin ouvre ses portes aujourd'hui, sur fond d'amélioration des perspectives de ventes des constructeurs chinois.

Un mois aprèl'acquisition très médiatisée de Volvo par le constructeur chinois Geely, Pékin ouvre les portes de son salon de l'automobile aujourd'hui. Près de 990 modèles y seront présentés, étrangers comme locaux, dont 89 pour la première fois. Geely exposera 55 modèles dont onze nouveaux et 
espère doper ses ventes de 22% cette année.

La Chine est devenu le premier marché mondial devant les Etats-Unis l'an dernier, avec treize millions de véhicules vendus. Mais avec moins de cent millions de véhicules de tourisme en circulation sur les routes chinoises, la marge de progression reste colossale. Cela pousse les constructeurs du monde entier à concevoir des modèles exclusivement réservés au marché chinois.

Au premier trimestre, les ventes de voitures en Chine ont progressé de 72%, selon les chiffres de la China Association of Automobile Manufacturers et les constructeurs chinois ont revu leurs prévisions de ventes à la hausse pour 2010, à +20% au lieu de +10% initialement prévus.






                                                          
De 20% à 30 % moins cher que les modèles d'entrée de gamme des constructeurs européens, très bien dôtées en équipements, les automobiles chinoises sont séduisantes sur le papier.
Pourtant en France, les voitures chinoises souffrent d'une mauvaise image alimentée par des plagiats ostentatoires, des crash-tests calamiteux et surtout par leur méconnaissance totale de la part des consommateurs français. 


Les voitures chinoises bientôt vendues en France
                                            




Le X Pedition a obtenu l'homologation européenne. Il doit désormais passer les crash-tests EuroNCAP pour être commercialisable. Ce 4x4 chinois est fabriqué par le constructeur Landwind. Le distributeur en France est Asie Auto. Le prix d'entrée de gamme sera autour de 16 000 euros. Un moteur diesel d'origine européenne et deux moteurs essences (2.0L et 2.4L) seront disponibles. La ressemblance entre ce 4x4 et l'Opel Frontera a poussé General Motors à porter plainte. © Landwind 


La compacte de Brilliance : la BS2


 La BS2 est la compacte de Brilliance la plus adaptée au marché européen. Le design est signé Giugiaro. Porsche a contribué au développement et le crash-test effectué en Angleterre a récompensé de quatre étoiles la BS2. Motorisée par un 1.6L essence de 107 chevaux, cette automobile sera normalement commercialisée en Europe d'ici fin 2009. Le prix n'a pas été communiqué© Brilliance 



Le SCEO produit par Shuanghuan




Le SCEO est le premier 4x4 chinois homologué en Europe. Fabriqué par le constructeur chinois Shuanghuan, le SCEO est distribué en France par AZ Motors. L'unique motorisation disponible est un moteur essence 2.4L de 140 chevaux d'origine Mitsubishi. Le prix de ce modèle devrait être de 25 900 euros. Le design s'inspire de nombreux constructeurs : les optiques de feux ressemblent à ceux du Toyota Land Cruiser tandis que l'avant est inspiré du Honda CRV. BMW a porté plainte pour plagiat de l'arrière de son 4x4, le X5.  © Shuanghuan


La BS4 est la berline compacte sportive du constructeur chinois Brilliance. Les moteurs disponibles seront un 1.8L de 136 chevaux et un 1.8 turbo de 170 chevaux d'origine Mitsubishi. L'équipement de série est pléthorique. Le prix devrait avoisiner les 17 000 euros. Le distributeur français de la BS4 est Asie Auto. Le lancement de cette automobile devrait avoir lieu début 2009 en France. © Brillian


Le coupé de Brilliance : le BC3







La BC3 sera le prochain coupé de Brilliance commercialisé en France. Sa ligne a été dessinée par Pininfarina. La motorisation disponible sera un 1.8L essence de 170 chevaux. Son prix devrait être de 18 000 euros. La BC3 sera distribuée par Asie Auto. © Brilliance
Les importateurs français de voitures chinoises et le SAV

Trois importateurs font parler d'eux depuis plusieurs mois proposant à la vente dans d'ici à la fin de l'année des voitures chinoises :

Asie Auto : cette société a été créée en 2005 suite à la signature d'un accord de distribution exclusive sur le territoire français des automobiles Landwind. Elle est le premier importateur de voitures chinoises en France et bénéficie d'un réseau de 140 points de vente (basé sur le réseau de l'ex-constructeur européen MG Rover)

AZ Motors : Importateur exclusif des automobiles chinoises Shuanghuanen France et dans les DOM- TOM. Selon les informations fournies par cette société, leur réseau sera à terme constitué de 160 points de vente.

China Automobiles : Ce distributeur gère la commercialisation sur le territoire français du 4x4 CEO du constructeur chinois Shuanghuan. Il est aussi l'importateur du 4x4 Ufo fabriqué par Jonway. 40 points de vente constituent le réseau de cette société.
Ces distributeurs seront le relais des constructeurs chinois sur le territoire français. Chacun de leurs points de vente gèrera le Service Après Vente, la commande des pièces détachées et la gestion des litiges.

Une qualité qui s'améliore et des prix  imbattables
La Chine est le second marché automobile du monde avec plus de 9 millions de véhicules vendus en 2007.
Le secteur automobile est florissant avec plus de 80 constructeurs en Chine. 
Pour le moment, "seuls" dix constructeurs automobiles chinois ont les capacités d'exporter en Europe. 
La demande des chinois est de plus en plus forte et la production nationale ne suffit pas. Le taux d'équipement des ménages en automobile est de 25 possesseurs d'automobiles pour mille habitants. Il est donc faible puisque en France on compte 500 possesseurs d'automobiles pour 1 000 habitants.

 
Cependant l'exportation d'automobiles et la croissance de ce secteur est une priorité du gouvernement chinois. Les investissements dans l'automobile ont le vent en poupe et font croître les capacités de production des usines. 

En 2010, la surproduction menacera les usines chinoises et fera bondir les exportations d'automobiles. Les coûts de production auront fondus grâce aux économies d'échelle réalisées par le volume énorme de production.
Les prix des voitures chinoises vont donc baisser en Chine avec le temps.
En Europe, le durcissement des normes environnementales aura peut être raison de cette baisse des prix.

Les voitures chinoises, compte tenu du volume et des coûts de production, resteront parmi les autos les moins chères du monde. Elles ne sont, pour le moment, pas totalement en accord avec les attentes des consommateurs français sur les plans de la sécurité, de la qualité de fabrication et d'assemblage, du design... Mais les constructeurs chinois, aidés par les autres constructeurs automobiles mondiaux, apprennent vite : crash-tests de plus en plus performants, design original (pas de copie), finition en constante amélioration... 
Le salon automobile de Pékin est la meilleure preuve du dynamisme incroyable des constructeurs chinois et de leurs progrès réalisés. Le meilleur est donc à venir..