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jeudi 9 décembre 2010

Peut-on changer le monde en changeant de banque?


           Le 8 octobre dernier, pendant les grèves contre la réforme des retraites, l’ancien footballeur Eric Cantona affirmait qu’un retrait massif de tous les citoyens dans leurs banques respectives serait plus efficace que les manifestations car ceci entrainerait la chute du système bancaire.
Très rapidement, la vidéo de l’interview créa le buzz sur internet, au point que l’idée fut reprise par un site internet : www.bankrun2010.com.
Celui-ci appelait tous les citoyens à retirer leurs liquidités en banque le mardi 7 décembre 2010 pour une « Révolution » contre les banques.


          Par la suite, le collectif « sauvons les riches » (un collectif créé dans le cadre d’Europe Ecologie) profite de l’écho suscité par l’initiative du footballeur pour inciter les citoyens à changer de banque car selon eux « toutes ne se valent pas ».
Ainsi ce sont les établissements bancaires dits « solidaires » qui pourraient profiter de cet appel.
Effectivement, le buzz médiatique de cet évènement pourrait éveiller l’intérêt du public pour la finance solidaire et pour des banques de dépôt qui ne spéculent pas.
Il pourrait donc se tourner vers la Banque postale, le crédit coopératif ou encore la société financière NEF (Nouvelle Economie Fraternelle).

Les Banques solidaires se démarquent des autres car elles assurent la promotion de produits solidaires.
(Les produits solidaires sont des produits promotionnels de type humanitaire. Pour chaque produit vendu, une partie des bénéfices est reversée à une cause d’intérêt général.)
Elles se distinguent également comme étant les 3 banques en France finançant le moins le secteur pétrolier. Ainsi, on trouve sur le site « jechangedebanque.org » (créé par « Sauvons les riches ») un graphique montrant l’intensité carbone des banques françaises.

 

Les banques finançant le moins les activités industrielles polluantes dans le monde seraient donc d’après ce graphique la NEF, le Crédit Coopératif et la Banque Postale. Le Crédit agricole serait la banque la plus polluante en France.



          Finalement, même si l’appel du 7 décembre n’a pas été suivi, il a mis en évidence une perte croissante de popularité des banques commerciales auprès des français. Un éveil de l’intérêt des citoyens vis-à-vis des banques éthiques qui informeraient leurs clients de l’utilisation de leurs moyens financiers est donc probable pour les années à venir.

Sources :
http://www.lemonde.fr
http://www.tdg.ch/node/285999
http://www.bankrun2010.com/
http://jechangedebanque.org/#google
http://www.lanef.com/
http://sauvonslesriches.fr/



Luck HENRI

vendredi 3 décembre 2010

LES DEFAILLANCES DU MARCHE CONCURRENTIEL

LES DEFAILLANCES DU MARCHE CONCURENTIEL

                       INTRODUCTION

L’économie moderne est née sur le concept de la main invisible d’ ‘ADAM SMITH ’ .En poursuivant  leurs intérêts personnel les agents  font les meilleurs choix de consommation et de production. De ces choit viennent les demandes et les offres agrégées dont les confrontations établissent sur chaque marché le ou les prix d’équilibre. Ainsi sur un marché concurrentiel l’équilibre s’établie à un niveau tel que  l’Etat même ne pourrait améliorer la situation d’un individu sans détériorer  celle d’un autre. Ainsi
« Prétendre que l'action de l'État permet de corriger les externalités générées par le marché, c'est postuler encore une fois que cette intervention étatique ne génère pas elle-même d'externalités. Par quel miracle? On ne saurait le dire. »Le marché concurrentiel est donc qualifié d’efficace au sens de Pareto .Dès lors on peut se poser la question de savoir si au nom de cette efficacité on peut rejeter toute légitimité à l’intervention étatique. Nous répondrons négativement à cette question et ce pour deux raisons:
Ÿ  Le marché n’est pas toujours concurrentiel de façon parfait
             Ex: Le Monopole ou encore L’Oligopole
Ÿ  Le marché peut être parfaitement concurrentiel  mais défaillant
Et dans ce cas l’intervention de l’Etat est nécessaire, c’est le cas de externalités

I   LES EXTERNALITES
  Une externalité (ou effet externe) désigne une situation dans laquelle l'action d'un agent économique influe, sans que cela soit le but de l'agent, sur la situation d'autres agents, alors même qu'ils n'en sont pas partie prenante : ils n'ont pas été consultés et n'ont reçu (si l'influence est négative) ni versé (si elle est positive) aucune compensation.
A)   Cas d’externalités positives:
Il y’a externalité positive lorsque (A) bénéficie d’une action de (B) sans que(B) soit en mesure d’obtenir une rémunération
Ex: l’apiculteur (produisant des arbres a fruit ayant des pépins) et le pomiculteur (éleveur d’abeille)
Alors, plus l’apiculteur  à d’arbres, plus le pomiculteur à du miel. Or aucun des deux ne prend en compte le besoin de son prochain. On a une externalité positive pour les deux.
B) Cas d’externalités négatives
Il y a externalité négative  lorsque A est pénalisé par une action de B sans que A soit en mesure d’obtenir un dédommagement de B.
Ex : Une personne bénéficiant de la fumée de cigarette de son voisin

A la réflexion de nombreux comportements, de très nombreux biens et services émettent des externalités.
Les externalités ne peuvent être correctement gérées par le marché (qui ne peut fonctionner que si les coûts et les avantages sont totalement supportés par les individus qui prennent les décisions).
Elles justifient aussi des interventions massives de l’Etat
C) Les solutions
      Les solutions privées: Nous avons 
      
Ÿ  Les fusions : Si reprend notre exemple de l’apiculteur et du pomiculteur, la solution à cette externalité serait de fusionner les deux activités. Les externalités sont ainsi internalisées pars rachat
Ÿ  Les Contrats : Avant  ‘‘COASE’’  on raisonnant dans le sens où; si A fait du tort à( B), il faut refréner (A). Mais empêcher (A) de nuire à (B), serait nuire à A. Selon lui une autre solution pour résoudre cette externalité réside dans la signature d’un contrat. La firme bénéficiant de l’externalité s’engageant à verser une somme à la firme émettrice. Dans le cas d’une externalité négative de (A) vers (B) alors il faudrait que soit souligné dans le contrat l’égalisation du profit marginal de (A) et la perte marginal de (B).
   Cependant les limites de cette solution sont d’un côté le Coût de transaction élevé
   et de l’autre le nombre de personnes concernées. Evidement lorsque les coûts sont       .   très élevés, la solution par le contrat semble difficile.
  
       Les solutions publiques:
Ÿ  L’Appel à la civilité: C’est le moyen le moins couteux mais pas très efficace  Ex : La lettre du Maire pour les ordures
Ÿ  Les Instrument politiques: Les taxes, les subventions, les marché des droit à polluer (le pollueur ne peut émettre que la quantité de pollution qui correspond à son permis de pollution, ainsi il a le choix entre investissement supplémentaire ou dépollution.

II LES BIENS PUBLICS
Les biens ou les services publics sont souvent remis en cause, leur efficacité et leur légitimité critiqué. L’analyse économique est pourtant très claire sur le sujet; ces biens ne peuvent être produits par les marchés concurrentiels.

A)  Biens Publics et bien Communs
Un bien privé est un bien qui ne peut être consommé que par un seul individu. Contrairement au bien public qui est bien dit  « non exclusive ».Sa consommation n’empêche pas d’autres individus de le consommer.
La justice tient compte de ce caractère de non exclusivité de ces bien, mais le tribunal donne à ces bien une particularité, on parle alors de rivalité dans les comportements de consommation. Une rivalité s’exprime lorsque la consommation d’un bien par un agent diminue la consommation disponible pour la communauté. Ex : Les zones de pêches sont des biens publics rivaux.
On parlera aussi a ce niveau de la tragédie des communs; c’est le cas des pâturages autrefois surexploités et donnant ainsi naissance à l’incitation des agriculteurs à avoir des vaches, plus d’herbes, plus de boue.
B) Les passagers clandestins
La raison essentielles pour laquelle les biens publics ne peuvent pas être produits par les marchés concurrentiels réside dans la caractéristique de non exclusivité. En effet si une entreprise produit un bien, que plusieurs consommateurs vont pourvoir consommer sans en payer le prix, et bien la production de ce bien n’est tout simplement pas rentable. Fondamentalement le problème de non exclusivité introduit le comportement de passagers clandestins. Ainsi seul l’Etat peut en imposant une taxe faire payer tout le monde, donc éradiquer le problème de comportement de passagers clandestins.



 Sources:
Cours microeconomie L1 Prof:Mr Fabien CANDAU b

                                                      SOUMAH AMINATA BEMS

samedi 27 novembre 2010

L'internalisation des effets externes environnementaux.

L’internalisation des effets externes environnementaux.

Introduction
On appelle effet  externe un effet  engendré  par l’activité d’un agent économique qui a des retombées positives ou négatives sur celle d’autres agents  sans que ni les uns ni les autres n’en payent le coût .Par extension, un agent peut, ainsi, utiliser gratuitement, ou subir sans compensation, des facteurs environnementaux  non intégrés dans un marché et donc sans prix. Autrement dit, la satisfaction de certains agents dépend des biens qu’ils utilisent mais aussi de la satisfaction retirée par d’autres agents de l’utilisation d’autres biens.
Justifications
La présence d’effets externes négatifs est assimilable à celle d’effets d’encombrement qui empêche que l’on puisse qualifier certains biens collectifs de biens collectifs purs. La production d’un bien public est optimale lorsque la somme des taux marginaux de substitution des biens privés au bien public de tous les consommateurs est égale au coût marginal du bien public. Comme le consommateur refuserait toute variation d’impôt dès lors que sa satisfaction serait affectée, cela implique l’égalité de la somme des impôts  marginaux à payer (ou consentements marginaux à payer) pour obtenir une unité supplémentaire du bien public et du coût marginal de celui-ci. La méthode  de détermination  de l’optimum en présence d’un bien public hors marché ouvre la voie à l’internalisation des effets externes parce que la pollution peut  s’analyser comme un bien public nocif  dont il faut limiter la quantité  et la dépollution ou la préservation de l’environnement comme un bien public utile dont il faut déterminer le niveau souhaitable.
L’internalisation consiste à faire supporter les coûts collectifs ou sociaux de ces effets par ceux qui les engendrent. Par suite, l’optimum individuel pourra redevenir compatible  avec l’optimum social puisque le prix du produit intégrera l’ensemble des coûts privés  et aussi collectifs.
La pollution est une externalité négative de la production et elle à des effets sur la production. Toute entreprise, aujourd’hui, émet des gaz à effet de serre. Il s’agit incontestablement d’une pollution, puisque ces émissions perturbent  le climat. Au sein des ménages, nous en émettons aussi à travers le chauffage des maisons et l’utilisation des voitures particulières.


Modalités
L’internationalisation d’un système de taxes est une application du principe pollueur –payeur qui permet la prise en compte  par ses responsables du coût de la pollution ou de la dépollution ainsi que la prise en compte du coût de la ressource naturelle prélevée en sachant que la pollution est une fonction croissante de la production.
Le marché des droits à polluer par exemple englobe toutes les transactions par lesquelles certains pays industrialisés achètent des crédits carbones à d’autres, afin de se conformer partiellement au protocole de Kyoto.
La privatisation et la création des droits d’usage sur l’environnement montre que l’efficacité des échanges de ces permis sur un marché permet de parvenir à une situation efficace pour la société, compromis entre coûts et utilité de la dépollution.
Finalement ces deux systèmes sont confrontés au même problème qui est l’asymétrie d’informations qu’ont les états sur la situation des producteurs , ce qui les empêchent de fixer correctement le montant de la taxe ou le niveau de pollution à ne pas dépasser, éloignant alors la société de l’efficacité optimale.


Conclusion
Aujourd’hui le système de droit à polluer semble plus proche de l’efficacité, il est mis en place dans tous les pays développés qui ont choisi de lutter contre l’effet de serre et il attire  de nouveaux adeptes les consommateurs –pollueurs.
Mai si un agriculteur doit payer pour tout ce qu’il pollue et continuer à gagner sa vie, il devra répercuter le surcoût de la production sur le prix des produits vendus, ce qui risque de poser un certain nombre de problèmes, la question qu’on doit se poser aujourd’hui est de savoir si une baisse de la production des entreprises comme le réclament certains est la bonne solution ou si l’internalisation des effets externes environnements serait plus efficace . Toute entreprise, aujourd’hui, émet des gaz à effet de serre. Il s’agit incontestablement d’une pollution, puisque ces émissions perturbent  le climat. Au sein des ménages, nous en émettons aussi à travers le chauffage des maisons et l’utilisation des voitures particulières.

                                                                                                            Sylla Mama Adama

samedi 6 novembre 2010

Biens privés vs biens publics





Définitions:
Nous l'avons vu, un bien collectif (ou public) est un bien non rival et non exclusif càd qu'il n'est pas réservé à un seul individu et que sa consommation par un agent n'empêche pas celle des autres.
A l'inverse, un bien privé est un bien rival et exclusif.
Avec l'avènement d'internet, certains biens privés deviennent peu à peu publics. En effet aujourd'hui tout le monde à accès à internet et peut télécharger illégalement de la musique, des films ou autres sans problème via des plateformes comme e-mule  shareaza ou lime wire  par exemple. On peut aussi directement regarder un épisode d'une série télé ou autres sans l'enregistrer sur son ordinateur : c'est le principe du streaming (Alloshowtv, teledunet ...).Le problème du téléchargement illégal est qu'il porte atteinte aux droits d'auteurs.

Une solution mise en place: la carte musique jeune.
Le lancement de la carte musique jeune par Frédéric Mitterand (Ministre de la culture et de la communication) a eu lieu le 28 Octobre dernier après l'aval de la Commission européenne le 12 Octobre , donnant suite à la loi Hadopi.
Elle est destiné au 12/25ans,à lancer le marché de la musique légale en ligne, en vu du respect des droits d'auteurs, et à promouvoir les artistes français et les jeunes talents.
François Mittérand : « La carte musique vise à donner aux jeunes l’habitude d’acheter et d’écouter de la musique sur des sites légaux, en complément de l’approche pédagogique et préventive mise en oeuvre par la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet [Hadopi] »

Comment ça marche?
Il suffit de se connecter sur le site www.carte-musique.gouv.fr et de s'inscrire. Il existe différents crédits (5, 10, 25euros) et une vingtaine de plateforme de musique ou streaming participantes (fnac  ou itunes par exemple).Le gouvernement multiplie par 2 le montant choisi dans la limite de 25euros donc au maximum vous bénéficiez de 50euros dont 25euros payés par l'Etat et 25euros de votre poche. C'est donc une réduction de 50% sur les achats de musique en ligne. Une seule carte est autorisée par personne et valable un an.
Résultats:
Bien qu'elle est était lancée très récemment, 10 000 cartes auraient déjà été vendues, c'est ce qu'en tout cas affirme le gouvernement. Voir le communiqué du Conseil des ministres du 3 Novembre dernier ( http://www.elysee.fr/president/root/bank_objects/10-11-03-compte-rendu-du-CDM.pdf)
Failles et limites:
·        Les chiffres annoncés par le gouvernement n'ont pas été confirmé par les plateformes qui se réservent pour l'instant préférant attendre la fin du mois pour s'exprimer.
·        La limite d'âge est tout à fait contournable. En effet il faut juste attester d'être âgé entre 12 et 25 ans par une attestation sur l'honneur, sans fournir le moindre justificatif. Il est donc possible à toute personne en dehors de cette limite de créer sa carte.
·        C'est une carte par an et par personne. Or il suffit donc de se créer différentes adresses e mail pour multiplier les cartes.
·        L'abonnement peut servir à acheter des applications pour i phone par exemple et donc la carte peut être détourner de son usage premier ( achat de musique )
·        C'est l'Etat qui subventionne pour moitié cette carte alors que c'est les plateformes qui vont y gagner en premier.

En conclusion si le gouvernement ne prend pas des mesures pour contrôler la création de ces cartes ça pourrait être un échec total et une dépense publique supplémentaire qui pourrait conduire à une polémique surtout en ces temps de crise.
De plus, n'existeraient ils pas des solutions moins couteuses pour l'Etat? Ne serait ce pas aux artistes de faire un effort par exemple en incluant dans chaque CD une réduction pour leur concert ?
Si vous avez d'autres idées...
Lagisquet.L

lundi 1 novembre 2010

Une Nouvelle Autouroute



L’autoroute A 65 qui relie Pau-Langon ouvrira ses portes aux automobilistes au plus tard à Noël, même si les 150km d’autoroute sont entièrement bitumés il reste à mettre en place des équipements de sécurité, les équipements de surveillance vidéo, achever les gares de péage, ect. Bien que cette autoroute soit un vrai développement pour la région Aquitaine, elle soulève néanmoins de nombreuses contestations notamment des riverains.

On peut tout d’abord mettre en avant le bon développement de la région Aquitaine, plus économiquement parlant les externalités positives qui découlent de la construction de l’ A 65.
Premièrement, une autoroute permet de faciliter les transports, en effet, il suffit de deux heures pour rallier Pau-Langon au lieu de trois heures auparavant, autant les poids lourds que les véhicules particuliers pourront en bénéficier. Le fait de passer par la route national représenté un manque à gagner pour les automobilistes, le temps qu’ils passaient dans les transports ne permettait pas de produire, grâce à cette autoroute ils vont pouvoir augmenter leur temps de travail et donc la production des entreprises.
Dans un second temps, les gares de péage vont permettre d’ouvrir des commerces comme des stations d’essence, des restaurants ou encore des hôtels, tout cela va ensuite favoriser le tourisme de toutes les régions avoisinant l’autoroute  avec les stations de ski des Pyrénées, les côtes, c’est un fort dynamisme important pour l’économie et les échanges de la région.
On peut aussi dire que cette autoroute est un vrai investissement pour la collectivité puisque il représente un enrichissement lié au désenclavement de certaines zones.

 


Après avoir énuméré les bons côtés de la construction de l’autoroute, on peut mettre en avant les conséquences négatives c’est-à-dire les externalités négatives.
En effet, cette autoroute a suscité de nombreuses revendications et les médias se sont beaucoup intéressés à ce sujet. Le projet est très controversé en raison de problèmes environnementaux : l'autoroute doit traverser les coteaux du Béarn ainsi que les zones humides des Landes où vivent des espèces protégées et cela à du engendrer une certaine déforestation puisque la route en elle-même de prend pas extrêmement de place mais tous les services autour tels que les gares de péage et les aires d’autoroute ont empiété sur la nature.
En décembre 2007, la SEPANSO Aquitaine a porté plainte pour « destruction d’espèces animales non domestiques et protégées » et « destruction du milieu particulier d’espèces animales non domestiques et protégées ».
De plus, les transports routiers sont une cause importante de la pollution (gaz à effet de serre, monoxyde de carbone, ect). Quant à la détérioration du paysage et aux nuisances sonores, de nombreux habitants ont manifestés leur mécontentement mais toutes les revendications n’ont abouti à rien de concret, les indemnisations n’ont pas satisfaits la plupart des habitants.
A cela s’ajoute le fait que certaines personnes ont été contraintes de quitter leur domicile car l’autoroute passait sur leur propriété ; ils ont certes été dédommagés mais cela ne suffit pas car cela représentait une grande partie de leur vie. 
On peut aussi rajouter que cette autoroute va représenter un coût important pour tous ceux qui vont l’utiliser, en effet, le trajet va coûter 20euros ; pour rentabiliser de forts coût de production, un prix élevé est imposé aux automobilistes.


Avec tout cela on peut se demander quelles vont être les préférences des usagers ? Vont-ils décider de continuer à rouler sur la route nationale pour que cela coûte moins cher ou vont-ils emprunter l’autoroute A 65 pour bénéficier d’un gain de temps ? Chaque ménage a ses préférences mais ils peuvent avoir une certaine contrainte de revenu ou une contrainte  de temps.

On conclura en disant que toutes ces externalités qu’elles soient positives ou négatives conduisent à une défaillance du marché, le prix n’est donc pas représentatif, il ne prend pas en compte les coûts et les bénéfices engendrés par cette autoroute :

·        si l'action (consommation/production) génère des externalités négatives, les coûts globaux sont sous-estimés, les bénéfices sur-estimés ;
·        Si l'action génère des externalités positives, les coûts globaux sont sur-estimés, les bénéfices sous-estimés.

Pour que l’équilibre soit retrouvé sur le marché il faudrait que les coûts globaux sous-estimés et les bénéfices sous-estimés se compensent, mais tout cela est très difficile à calculer et les entreprises ont beaucoup de mal à avouer leurs effets néfastes sur l’environnement.

S. Miné